Les dirigeants des deux institutions sous-régionales affirment (à demi-mot) que les chefs d’Etat ont déjà reçu les résultats de leurs réflexions entamées en novembre 2019.
Des billets de franc CFA de l'Afrique centrale
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Les dirigeants des deux institutions sous-régionales affirment (à demi-mot) que les chefs d’Etat ont déjà reçu les résultats de leurs réflexions entamées en novembre 2019.

A l’initiative de la Commission de la Cemac, Libreville accueille, depuis le 30 août 2022, la première édition des Etats généraux du fonctionnement des institutions communautaires. La rencontre permet de réfléchir sur l’avenir de la Communauté. «C’est dire que la portée et les objectifs des présents Etats généraux, leur ancrage et leurs ressorts, portent l’énergie d’une conviction généreuse, celle de la Cemac résolue à poursuivre efficacement la réalisation de ses missions de promotion d’un développement harmonieux et partagé de notre Communauté, dans la ligne tracée par les instances supérieures», explique le professeur Daniel Ona Ondo, président de la Commission, à l’ouverture des travaux dans la capitale gabonaise.

Les participants à ces assisses échangent, jusqu’à ce 1er septembre 2022, sur les réformes majeures en cours dans la sous-région. Notamment la fusion avec la Ceeac et la souveraineté monétaire.

Concernant la réflexion autour du franc CFA, les chefs d’Etat de la Cemac, en novembre 2019, réaffirmant «leur volonté de disposer d’une monnaie commune stable et forte», avaient chargé la Commission de la Cemac et la BEAC «de proposer, dans des délais raisonnables, un schéma approprié, conduisant à l’évolution de la monnaie commune». Il était question de redéfinir «la coopération monétaire avec la France, portant sur le franc CFA», «d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération».

Lire aussi : Refonte du Franc CFA : toujours en attente des propositions de la BEAC et de la Commission de la Cemac

«La réforme est en cours»

Plus de trois ans plus tard, les dirigeants des deux institutions communautaires mandatées, donnent les premiers signes de leur concertation. Interrogé sur la question le 25 août dernier par Jeune Afrique, le Gouverneur de la Banque centrale, Abbas Mahamat Tolli explique que «la réflexion que nous menons en interne est exclusivement destinée à ceux-ci (chefs d’Etat), je ne veux donc pas préempter ce débat avant que les concernés s’en saisissent et donnent eux-mêmes des orientations précises.»

Depuis Libreville, où il supervise les travaux des Etats généraux de la Cemac, Daniel Ona Ondo est plus affirmatif dans les colonnes de Radio France Internationale (Rfi) : «Cette réforme est en cours, mais nous avons un mandat de confidentialité. Je ne dois pas vous dire ce qui se passe actuellement. Mais c’est une volonté de chefs d’États. Les gens contrairement à ce qu’on entend ici et là croient que les chefs d’États ne s’intéressent pas à la réforme. Mais c’est absolument faux. Nous avons eu mandat, la Commission de la Cemac et la Banque centrale ont fait des conclusions aux chefs d’État sur la conduite à donner à l’évolution de franc CFA.» Selon le patron de l’institution communautaire, la réforme du franc CFA en cours en Afrique centrale n’a rien à envier à celle de l’Afrique de l’ouest.

Didier Ndengue

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