Des billets de Franc CFA de l'Afrique centrale
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Les deux institutions communautaires avaient été chargées par les chefs d’Etat en novembre 2019, de mener des réflexions approfondies avec la France pour une nouvelle coopération monétaire commune. Plus de 2 ans après, elles n’ont toujours pas rendu leur copie.

Dans le rapport final de leurs travaux tenus les 21 et 22 novembre 2019 au Palais de l’Unité à Yaoundé au Cameroun, les chefs d’Etat de la Cemac avaient chargé la BEAC et la Commission de la Cemac de mener des réflexions approfondies sur l’avenir du Franc CFA.

Au cours de leur sommet extraordinaire présidé par Paul Biya, président de la République du Cameroun, président en exercice de la Cemac, il était question de réfléchir sur la situation économique, financière et monétaire de la zone Cemac. Les décideurs ont également analysé les perspectives des économies de la sous-région. Le débat autour du Franc CFA était houleux. Dans le communiqué final de leur huis clos, les chefs d’Etat «ont réaffirmé leur volonté de disposer d’une monnaie stable et forte».

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C’est dans cette mouvance qu’ils ont souhaité que la coopération monétaire avec la France, portant sur le Franc CFA, soit révisée. Les dirigeants ont demandé à ce qu’il y ait une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération. Ils ont chargé la BEAC et la Commission de la Cemac, sous la supervision de l’UMAC de proposer, «dans des délais raisonnables, un schéma approprié, conduisant à l’évolution de la monnaie commune».

Près de trois ans après, les populations de la sous-région Afrique centrale sont sans nouvelle des réflexions pour une nouvelle politique monétaire. Un statut quo qui aurait poussé la République centrafricaine à adopter le bitcoin comme monnaie officielle aux côtés du Franc CFA.

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Une source proche de la BEAC et de la Commission de la Cemac apprend que les intérêts des deux institutions ne semblent pas converger dans la même direction. Notre interlocuteur précise que c’est «la BEAC qui est le principal acteur de l’UMAC. Elle veut un peu mettre la Commission de la Cemac de côté sur ce dossier».

Didier Ndengue  

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