Cameroun/Cacophonie : le ministère de la Santé retire du marché un produit certifié par l’Anor
Les produits Carimo retirés du marché
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Une mission du ministère de la Santé publique enlève des rayons les produits cosmétiques ‘’Carimo’’ pourtant approuvés par l’Agence des normes et de la qualité du Cameroun.

Une équipe du ministère de la Santé publique du Cameroun a effectué une descente dans plusieurs parfumeries de la capitale pour les débarrasser des produits cosmétiques et compléments alimentaires jugés impropres à la consommation. L’opération qui s’étend jusqu’au 9 septembre 2022 dans les régions du Centre, de l’Est, du Littoral et de l’Ouest, a pour mission : «Le contrôle et l’inspection des établissements de fabrication, de stockage, de distribution et de vente des produits cosmétiques, de compléments alimentaires ainsi que pour la lutte contre les faux médicaments et le trafic illicite des produits pharmaceutiques», précise le ministère de la Santé publique sur son mur Facebook le 31 août 2022.

Cette campagne d’assainissement qui vise plusieurs produits parmi lesquels les produits cosmétiques ‘’Carimo’’ des laboratoires Carine Mongoue, intervient quelques jours après la décision du Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique, interdisant la «fabrication, la circulation des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, contenant de l’hydroquinone et ses dérivés, le mercure et ses dérivés ainsi que les corticoïdes.»

Bien qu’étant une opération noble, le ministère de la Santé publique et tous les autres départements ministériels concernés, par cette opération, remettent en question l’efficacité et les missions de l’Agence des normes et de la qualité du Cameroun (Anor). La structure compte ‘’Carimo’’ dans sa liste des marques certifiées. Sur le site internet de l’agence consulté ce jeudi 1er septembre à 23h 30 minutes, il est clairement mentionné que son certificat de conformité «est valable jusqu’au 31 octobre 2022».

La liste des entreprises certifiées par l’Anor disponible sur sa plateforme, compte plusieurs autres produits blanchisseurs. La mission du ministère de la Santé publique pourrait ne plus se poursuivre sereinement après cette découverte qui met le gendarme de la qualité au Cameroun dos au mur. Cela signifierait-il que l’Anor, au lieu d’accorder des certificats de conformité aux entreprises méritantes, privilégie le «business» ?

Didier Ndengue  

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