Le conseil d’administration a dévoilé la nouvelle équipe dirigeante de la banque panafricaine le 6 janvier 2020. Un sénégalais est nommé directeur exécutif chargé de la trésorerie et des opérations bancaires internationales. Une première dans l’histoire de cette banque à capitaux nigérians.
Siège de UBA au Nigeria
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La banque panafricaine figure dans le registre des institutions financières qui violent les textes règlementaires du régulateur selon le Réseau national des consommateurs.

Les plaintes contre les institutions financières opérant au Cameroun ne font que s’entasser sur son bureau. Francis Hervé Saba Eyalla retrousse les manches de sa chemise pour mieux les éplucher. Dans les prochains jours, le président exécutif du Réseau national des consommateurs du Cameroun (Rnc) compte lancer une opération contre les banques et les microfinances qui s’enrichissent sur le dos de leurs clients.

Les nombreuses plaintes qui tombent dans la boite à courriers du réseau ces derniers mois portent sur le service bancaire minimum garanti. « Le Service bancaire minimum garanti n’existe presque pas au Cameroun. On a l’impression que les banques ne veulent pas s’aligner. Nous allons attaquer très violemment dans les tous prochains jours, de manière à faire sanctionner certaines banques au niveau de la Cobac», menace le défenseur des droits des consommateurs.

A l’en croire, les textes réglementaires de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) rendent le service bancaire minimum gratuit. Malheureusement, regrette-t-il, « les banques continuent à prélever de l’argent selon que vous utilisez votre carte bancaire dans une ville ou un quartier, parce que vous avez ouvert votre compte ailleurs

Carte bancaire

United Bank of Africa (UBA) est citée parmi les banques et microfinances qui excellent dans cette mauvaise pratique. Les détenteurs de ses cartes bancaires s’en plaignent tout le temps.  « La carte bancaire est comme un guichet. Que vous ayez ouvert votre compte à Douala, Yaoundé…, vous pouvez retirer votre argent n’importe où sur le territoire national, sans avoir à payer des frais. Mais ce qui se passe aujourd’hui, c’est que si vous avez par exemple créé votre compte à Bonanjo, et que vous allez à Bonamoussadi dans le guichet de la même banque, demander un relever de votre compte ou faire une quelconque opération, vous êtes facturés parce que vous n’êtes pas dans l’agence où vous avez créé votre compte.» Les montants prélevés varient entre 800, 1000, 3000 FCFA et plus.

Après avoir pris connaissance de toutes les plaintes, le président du Rnc compte saisir la Cobac, la Beac et le ministère des finances « pour que cette arnaque s’arrête ». Dans ses correspondances, le Rnc va exiger le remboursement du « trop perçu ».

« Nous avons commencé à réunir les documents et avec nos avocats, nous allons demander à ces banques de rembourser ce trop perçu. Nous sommes en train de préparer une note d’informations, avec le listing de ces banques, mais quasiment toutes les banques sont concernées, même les microfinances».

Sanctions

Les experts approchés par La Plume de l’Aigle expliquent que le régulateur a prévu des sanctions contre les institutions financières qui refusent de s’aligner. Elles «  courent le risque d’une suspension, d’une fermeture ou du gel de leurs avoirsil y a des sanctions à plusieurs échelles », apprend-on.

L’arrêté n° 000005-Minfi du 13 janvier 2011 portant institution du service bancaire minimum garanti stipule que « tout établissement de crédit est tenu d’offrir sans frais le service bancaire minimum garanti

À l’exception de la clôture des comptes dont la tarification est plafonnée à un montant de 5.000 (cinq mille) F CFA hors taxe, l’arrêté du ministère des Finances souligne que les autres services sont gratuits. Notamment « l’ouverture des comptes ; la délivrance du relevé d’identité bancaire ; la délivrance des chéquiers ; la délivrance au guichet des formules de retrait d’espèces au profit du titulaire d’un compte, la délivrance des livrets d’épargne ; le paiement par carte bancaire auprès d’un commerce au Cameroun ; la consultation du compte sur place ; la délivrance d’attestation de non redevance ; le paiement par chèques, etc. »

Didier Ndengue

 

 

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