Un projet de loi sur la table des députés ouvre enfin le débat sur ce fléau qui menace l’unité nationale de la locomotive de l’Afrique centrale.
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Un projet de loi sur la table des députés ouvre enfin le débat sur ce fléau qui menace l’unité nationale de la locomotive de l’Afrique centrale.  

« Il était temps», « vivement qu’il soit adopté et promulgué. On en a marre de ces discours à la con qui nous abrutissent », réagissent des membres d’un forum WhatsApp professionnel, à la lecture du projet de loi en examen au Parlement sur les discours de haine à caractère tribaliste et communautariste sur les réseaux sociaux.

Le ras-le-bol des internautes camerounais est arrivé dans les oreilles des députés, qui s’y penchent actuellement. Ce projet de loi vise à modifier et à compléter l’article 241 du Code Pénal qui punit les outrages aux races et aux religions.

Il est ici question de combattre la montée en force des messages de haine qui fragilisent le Cameroun. Le fléau met en péril la paix, la sécurité et la cohésion nationales. Il a déjà fait des victimes dans plusieurs administrations du pays. « On a décidé de ne plus me confier des missions. Chacun fait désormais avec ses frères du village. C’est pour cela que je peux me permettre de venir au travail à l’heure qui me convient juste pour justifier ma présence », confie une fonctionnaire au ministère de la Communication.

Plus de tribus sur les réseaux sociaux

Ce projet de loi se veut plus sévère envers les agents de l’Etat, les politiques, la société civile et les institutions religieuses. « Quand on va frapper quelqu’un d’une peine d’emprisonnement ferme de 5 ans et 1 million d’amende, les gens vont se raviser un peu. Maintenant il faut bien agencer les termes de cette loi, sinon nous serons de potentiels prisonniers», pense Salma Amadore. La journaliste et blogueuse, membre de l’Association des Blogueurs du Cameroun propose que « les noms des tribus ne soient plus utilisés dans les posts et commentaires sur les réseaux sociaux ».

Le Cameroun compte plus de 241 tribus, reparties dans ses dix régions « qui doivent vivre en harmonie », conclue la chambre basse du parlement, qui opte pour une réponse pénale pour préserver l’unité nationale.

D.N.

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