Aristide Bounah, Président du comité d'organisation des Afrik Awards
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Le Président du comité d’organisation des Afrik-Inform Awards répond à Joseph Le, ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, qui, dans un communiqué rendu public ce lundi 7 juin 2021, « dénonce avec véhémence la démarche douteuse de cette organisation qui prélève de l’argent à chaque votant.»  

Monsieur le Président du comité d’organisation des Afrik-Inform Awards, comment se déroule le vote depuis son ouverture au grand public le 1er mai? 

Merci pour l’intérêt que vous accordez à notre événement. Les Afrik-Inform Awards sont un évènement biennal qui vise à  remettre le citoyen au centre des actions politiques et publiques. Les personnalités mises en compétition nous sont transmises par un collège de ‘’nominateurs’’ constitué d’universitaires, de patrons de médias, d’acteurs de la société civile, du clergé. Ces personnalités sont dès lors que leurs noms reviennent dans le top 4, notifiées de leur nomination par courrier contre décharge. Pour l’instant ça se passe bien. La fiabilité du système des votes motive les Camerounais d’ici et d’ailleurs à participer.

Qui peut voter ?

Tout le monde peut voter. Faut juste avoir un identifiant  (numéro enregistré et mail pour la diaspora).

Certains nominés se plaignent de la fiabilité des votes. Comment comprendre ces nombreux cris? 

Le système est fiable, j’invite chaque Camerounais à faire l’expérience. Lorsque vous votez, il y a un histogramme qui vous rassure que votre vote a été pris en compte.

Les votes sont-ils payants? Si oui pourquoi ?

Tous les évènements sérieux ont des votes payants. On a encore vu récemment avec les votes de Miss Univers. C’est un levier qui contribue à l’indépendance des organiseurs et aussi c’est un engagement de la part des votants. Un évènement a les charges. On a habitué les camerounais que les organisateurs des awards doivent attendre l’argent des nominés. Nous donnons des trophées et des cadeaux à nos lauréats. Notre événement est très sérieux.

A la 1ère édition en 2019, les camerounais votaient par SMS. Nous avons eu un peu plus de 500 mille SMS. Un SMS coûte 50 FCFA. Nous avons donc donné sans contrepartie environ 25 millions aux entreprises de télécommunication. Le système payant nous permet de gérer également quelques charges liées à l’organisation.

Vous n’avez pas peur que votre événement ne soit discrédité par ces nombreuses plaintes?

Les plaintes  tentent justement de nous discréditer mais pour nous, elles sont non fondées. Que chaque Camerounais aille vivre l’expérience sur notre site Afrik-Inform.com pour se  faire une idée. Nous souhaitons juste remettre le citoyen au centre des actions politiques et publiques. Nous voulons contribuer à écrire l’histoire.

Entretien mené par Simon Keng

 

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