Ernest Obama, ex Dg de Vision 4
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Pourquoi l’affaire Obama mobilise-t-elle autant l’attention des  Camerounais ? Eh bien, parce qu’elle illustre à la perfection l’importance, que dis-je, la nécessité qu’il y a à dénoncer l’injustice et la violation des droits de l’homme au Cameroun, quel que soit notre appartenance politique, idéologique ou tribale, quel que soit notre rang ou statut social, quel que soit la fonction que nous occupons, etc.  La justice et les droits de l’Homme constituent les socles de toute société humaine, les piliers sans lesquels la société régresse inéluctablement à son état de nature qui fonctionne sous le mode de la prédation, les plus forts ayant le droit de vie et de mort sur les plus faibles.

Ces deux paramètres se doivent donc d’être préservés sans aucune concession par les membres d’une société. De cette nécessité il s’ensuit que tout silence face à l’injustice et à la violation des droits de l’homme  est un silence complice. Il se trouve que le journaliste Ernest Obama ne se faisait pas que silencieux devant ces deux fléaux qui minent gravement notre société. Il vendait son génie de journaliste à une chaine de télévision qui ne brille manifestement pas par sa défense de ces valeurs cardinales d’une société humaine. Autrement dit, il participait activement et en mondovision à la promotion de l’injustice et de la violation des droits de l’Homme au Cameroun. Or, lorsque tu entretiens le monstre, il faut bien t’attendre un jour à lui servir de repas.

Il convient de rappeler que ce journaliste appartenait à un cercle médiatique qui se fait appeler « Les  dinosaures de l’infos ». Un dinosaure est un prédateur, sans doute même le pire que l’humanité ait connu jusqu’ici. Et le propre d’un prédateur c’est qu’il n’obéit qu’au principe de la prédation qui consiste à vivre de la destruction de son semblable ou à tirer profit de sa déchéance.  Ainsi, il n’est pas étonnant que ses propres collègues de service aient pris la peine «de filmer Ernest Obama totalement désemparé, jusque dans les locaux de la gendarmerie où il a été conduit». Et si les faits qui sont reprochés à ce dernier étaient avérés, il ne serait non plus étonnant qu’il ait misé son avenir professionnel dans un parricide. Connaissant bien le mode de fonctionnement de leur milieu, son employeur aurait donc dû s’y attendre.

L’histoire de la mythologie Grec nous enseigne à ce propos que Cronos tua son père Ouranos pour régner à sa place et qu’il fut tué à son tour par son propre fils Zeus. Ce cycle de parricide s’arrêta avec Zeus dont le sens de la justice et de la bonté pendant son règne marque la fin de la loi de la jungle et inaugure la société au sens moderne où nous en rêvons au Cameroun.

Ceci dit, lorsqu’on est un Camerounais épris d’une société au sens réel de ce mot et qu’on apprend l’arrestation du Journaliste Ernest Obama connu comme un des plus grands architectes du tribalisme, de la division et de la haine au Cameroun, le réflexe consiste à dire : « c’est bien fait pour lui ! ».

Bien que condamnable,  ce réflexe est somme toute normal car on se dit que son arrestation servira de leçon à ses compères qui continuent de mettre leur génie au service du mal. Il convient cependant après un tel réflexe de se souvenir que le Cameroun se veut un Etat de droit, que nous avons tous intérêt à ce que cet Etat de droit soit une réalité et qu’à ce titre nous ne pouvons-nous permettre une indignation sélective. Coupable ou non, les droits du Journalistes Ernest Obama doivent être respectés.

Rodrigue Marcel Ateufack Dongmo

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