L’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer convoqué hier 5 octobre 2021 par le ministre des Affaires étrangères.
Communiqué du ministère des Affaires étrangères après la convocation de l'ambassadeur de France au Mali
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L’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer convoqué hier 5 octobre 2021 par le ministre des Affaires étrangères.

Le ministre des Affaires étrangères du Mali invite les autorités françaises à « la retenue », en « évitant des jugements de valeur ».  Ce mardi 5 octobre 2021, Abdoulaye Diop convoque l’ambassadeur de France au Mali pour lui signifier «l’indignation et la désapprobation» du Gouvernement après les propos «regrettables» d’Emmanuel Macron jeudi.

Le président français a qualifié de «honte» les accusations d’abandon du Mali par la France portée par le Premier ministre de transition Choquel Kokalla Maïga, le 25 septembre 2021 à la tribune des Nations Unies.

Le chef du gouvernement intérimaire avait déclaré que «la nouvelle situation née de la fin de l’opération Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autres partenaires». Emmanuel Macron s’est dit «choqué» après cette déclaration.

«Ces propos sont inacceptables (…) Alors que hier nous avons présidé à l’hommage national au sergent Maxime Blasco (tué au combat au Mali), c’est inadmissible. C’est une honte et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement », a déclaré le chef de l’Etat sur l’antenne de RFI en marge du dîner de clôture de la saison Africa 2020 à l’Elysée.

Le ministre Diop a fait savoir à Joël Meyer, ambassadeur de France au Mali que ces propos «inamicaux et désobligeants» de son patron sont de nature à «nuire au développement des relations amicales entre nations». Le patron de la diplomatie malienne a appelé Paris « à une approche constructive basée sur le respect mutuel, en vue de se concentrer sur l’essentiel, notamment la lutte contre le terrorisme dans le Sahel ».

Simon Keng  

 

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