Des armes de guerre transportées par un mercenaire français en Centrafrique
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Sommet Afrique-France : pyromane en Afrique centrale, sapeur-pompier à Montpellier ?

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« Le chien ne changera jamais sa manière de s’assoir ». L’Elysée a beau changer sa stratégie de reconquête de l’Afrique centrale, mais la mayonnaise ne prend plus. La vérité est qu’il pue et dégoute les ressortissants de ce bloc régional étouffés par la présence française sur leur territoire. Pour tenter de passer en force, la France d’Emmanuel Macron fait recours à la ruse, aux mensonges et à la flatterie.

De discours flatteurs, en paroles mielleuses, en passant par les yeux doux, l’opération de charme de la France se noie dans l’océan de larmes causées par les douleurs qu’elle nous inflige depuis des siècles. Notre bourreau historique, ses alliés endogènes et exogènes ne nous séduisent plus.

En Afrique centrale, nous l’affrontons sans langue de bois, parce que nous avons compris qu’elle n’est et ne sera jamais notre amie. Nous avançons désormais en rangs serrés avec les dirigeants soucieux de notre avenir pour la mettre K.O. Sauf si elle change sa manière de s’assoir.

Nuisible comme une abeille

Alors que la thèse de l’assassinat du Maréchal Idriss Deby Itno (MIDI) du Tchad plane encore sur la France, l’opinion nationale et internationale apprend l’arrestation hier lundi, d’un mercenaire Français en République centrafricaine par les forces de défense et de sécurité. Juan Rémy Quignolot transportait une énorme quantité d’armes et de munitions. Le Procureur de la République, Eric Didier Tambo affirme qu’il travaillait avec les autres mercenaires Français : « Bernard Cousin, Renato qui ont accompagné la rébellion Seleka jusqu’à la prise du pouvoir en 2013 ».

On se souvient encore comme si c’était hier, de la manipulation des musulmans et chrétiens centrafricains par les médias français. Ce qui a conduit aux affrontements ethniques, qui ont causé des milliers de morts.

MIDI a laissé entendre indirectement au cours d’un entretien avec les médias français que les rebelles anti-Balakas et Séléka ont été armés par la France.

Montpellier, un sommet entaché de sang

Accueillis en héros par une population naïve, les soldats français en mission de « paix » en Centrafrique ont prouvé aux yeux du monde qu’ils n’étaient pas dignes de confiance. Pour être plus explicite, ils ne sont pas là pour mettre fin à l’insécurité qui prévaut dans ce pays, mais pour perpétuer le règne de la France. Visiblement, la sodomie, les viols sur mineurs, et exactions font partie de leurs missions régaliennes en RCA.

Et dire que c’est dans ce contexte que certains leaders africains, qui, je pense, jouissent encore de toutes leurs facultés mentales, vont aller s’assoir, en juillet prochain à Montpellier en France, autour de la même table qu’Emmanuel Macron pour parler de l’avenir des relations Afrique-France. Dans le sens inverse, je vois les autorités françaises exiger d’abord le retrait de tous les mercenaires, soldats et ONG africains de leur territoire avant de participer à une telle rencontre.

Didier Ndengue

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