Du 20 au 24 février, les experts des six États membres étudient la conformité des produits appelés à circuler librement dans l’espace communautaire.
Daniel Ona Ondo
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Du 20 au 24 février, les experts des six États membres étudient la conformité des produits appelés à circuler librement dans l’espace communautaire.

L’union économique tarde à se concrétiser dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Le taux d’échange commercial entre ses six États (Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Guinée Equatoriale, Congo), tourne autour de 3,5%. Ce qui est très insignifiant selon le Commissaire en charge du département du marché commun de la Commission de la Cemac. « Nous sommes restés à un niveau très bas, or c’est l’échange qui consacre l’économie », regrette Michel Niama.

Les pays de la Cemac échangent beaucoup plus avec les pays lointains. Ceux-ci inondent les marchés locaux avec des marchandises d’origine parfois douteuse. Et pourtant, depuis 2009, le processus douanier mis en place dans la Cemac devait permettre à ses Etats membres de commercer davantage entre eux. 322 produits d’origine camerounaise, sauvent les meubles. Ce qui est loin de représenter le poids des six économies. Un doigt accusateur est pointé sur les États qui entretiennent les lourdeurs administratives dans la mise en place d’un comité national origine.

Déficit alimentaire

Les défis à relever sont pourtant énormes. « Nous avons un déficit alimentaire de près de 2000 milliards pour nos six États. Plus de 800 milliards pour les seuls produits canins, 400 milliards pour les viandes bovines et ovines », relève le commissaire Michel Niama.

La rencontre qui s’ouvre à Douala ce jeudi 20 février 2020, va permettre d’étudier 285 produits industrialisés fabriqués localement. Le produit reconnu comme un fruit de la Cemac, est celui qui a l’incorporation d’au moins 40% de matières premières locales et au moins 30% de la valeur ajoutée.

Didier Ndengue    

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