A quatre jours du congrès électif du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC), le journaliste ‘’dépassé’’ a publié une tribune ce mardi 21 juin 2022 dans le forum du syndicat dans laquelle il revient sur la révolution du président sortant. L’intégralité de sa sortie ci-dessous.
Paul B. Mahel
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Suite et fin de la tribune du journaliste en retrait sur la gestion du Syndicat National des Journalistes du Cameroun par le président sortant.

Je connaissais très peu Denis Nkwebo, mais je connaissais bien ceux qui constituaient son Etat-Major. Et quasiment tous me rassuraient que c’était un bon gars, le gars qu’il fallait pour créer la rupture et ouvrir des horizons nouveaux comme nous le souhaitions tous. Mais le vrai déclic se fit lorsque je le rencontrai vraiment pour la première fois. C’était au cours d’un dîner en compagnie de Mathieu Nathanaël Njog alors Tout Puissant SG (j’espère qu’il s’en souviendra),  Hilaire Ham Ekoue, Charles Nforgang, Marion Obam et mon grand frère Leger Ntiga.

Nos échanges furent l’occasion pour moi de me rendre compte que Denis avait une parfaite maîtrise du journalisme dans ses aspects technique, éthique et déontologique. Il avait surtout une vision claire et une idée très précise de ce qu’il voulait faire du syndicat.  Il se prit à m’expliquer que la force d’un syndicat c’est la masse et que pour jouer efficacement son rôle cette masse doit être formée. Raison pour laquelle il fallait faire adhérer le plus grand nombre et mettre un accent particulier sur la formation.

Cet argumentaire ne m’avait pas totalement convaincu mais avait le mérite d’être logique et cohérent.

Si je n’avais été que moyennement convaincu, je fus bien obligé de constater que le discours de Denis passait bien auprès des jeunes confrères (aussi bien journalistes que ceux des métiers connexes). Au fil des mois on vit le syndicat s’organiser et se structurer. Les régions commencèrent à sortir de la profonde léthargie dans laquelle elles étaient plongées depuis des années. L’engouement était de plus en plus croissant.

Lire aussi : Paul B. Mahel à Denis Nkwebo : «Merci président» 

Denis Nkwebo est loin d’être parfait. Certaines décisions et actions de son mandat peuvent être questionnées à plus d’un titre; on peut ne pas l’aimer mais on est bien obligé de reconnaître que sous son mandat, le syndicat a pu renaître de ses cendres. Sous le mandat de Denis Nkwebo le syndicat s’est mobilisé comme jamais auparavant, parfois pour défendre des journalistes impliqués dans des affaires strictement d’ordre privé. C’est aussi sous Denis Nkwebo qu’on a vu de véritables élections de délégués du personnel dans les entreprises et aussi des élections parfois houleuses dans les sections régionales. Je laisse le soin à chacun ici de faire lui-même le décompte des formations qui ont été organisées sous le mandat de Denis Nkwebo. Je mets quiconque au défi de me dire si avant Nkwebo le syndicat avait une telle envergure.

Denis Nkwebo n’est pas parfait, il est même le diable que certains décrivent aujourd’hui. Mais il est un fait incontestable: il laisse un héritage certain. Et cet héritage devra être préservé, fructifié et pérennisé.

Je connais personnellement tous les candidats déclarés et non déclarés. J’ai pour eux tous beaucoup de respect et le bénéfice de l’amitié. J’espère que leur vision va bien au-delà des petits avantages que procure le fait d’être Président du syndicat. Car le nouveau Président devra à la fois consolider les acquis (Dieu sait s’il y en a) et ouvrir le syndicat à de nouvelles perspectives. J’espère tout autant que les délégués sauront faire le bon choix au-delà des affinités et des clivages. Car n’oublions pas que la fourmi, par haine pour le cafard, vota pour l’insecticide. Et ils périrent tous, y compris le grillon qui lui s’était abstenu.

Bon congrès à tous.

Paul B. Mahel

Journaliste dépassé

 

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