Coup de gueule : après leur défaite face aux Lions Indomptables, le Colonel Didier Badjeck demande à la FIFA de sanctionner les Algériens
Djamel Belmadi, coach des Fennecs d'Algérie
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Par Dr Didier Badjeck, Cameroon Consulting and Prospective

Le feuilleton du match retour des éliminatoires du Mondial 2022 ALGÉRIE-CAMEROUN ne cesse de s’enfoncer dans l’infamie, et n’a certainement pas encore délivré toute la rancœur abyssale de la Fédération algérienne de football qui s’est dépouillée des derniers vestiges de fairplay, pour se livrer désormais à de véritables opérations clandestines d’influence.
Aucun jour ne passe dans les réseaux sociaux sans que l’on ne lise des commentaires fantasmagoriques et diffamatoires de la Fédération algérienne de football (FAF) contre la Fédération Camerounaise de football (FECAFOOT). La FAF montre en effet, beaucoup de résilience dans un domaine tout autre que le sport, celui de la nuisance de l’image de ses dompteurs, les Lions du Cameroun. Les tirs à boulets rouges ne cessent de converger vers les dirigeants de l’instance faitière camerounaise. Une clique de médias algériens et d’acteurs inavoués que rien n’arrête, même pas la honte des jérémiades poussives, s’ingénient en effet à poursuivre un combat perdu, en déversant les rengaines d’éditoriaux insipides. L’éthique du sport pourtant convenue comme chevaleresque, visant l’amitié et l’équité, est un vain concept pour la FAF. Pire, elle se noie dans une haine désormais symptomatique et hémorragique.

La Fédération Algérienne de football : quelle stratégie pour quel effet final ?
L’intérêt stratégique d’une action consiste à faire un choix global et crucial, tout en évaluant son pourcentage de réussite. Ce cheminement passe par l’évaluation de facteurs de succès et d’échec, et de la conduite de l’action en considération de son environnement. Pour le traduire terre à terre, avant d’engager toute action, il faudrait s’employer à se rassurer de son bienfondé et de sa probabilité de réussite, cela, dans le but d’une économie de ressources. Toute stratégie part au départ d’une analyse stratégique qui est un processus d’analyse, mettant en profil, toutes les forces et faiblesses, ainsi que les clés du succès, au rang desquelles pèse le poids des alliés. Il se trouve qu’au niveau du B A BA de la stratégie, l’intelligence de la FAF ait été immature du fait d’une cécité systémique fondamentale, mais également, elle est restée agrippée sur un héroïsme chauvin, sans envisager la moindre sortie de crise qui aurait grandi son image devant une épreuve aussi dure. La grandeur d’une équipe, dans un domaine extrêmement aléatoire est sa capacité à perdre avec honneur, en reconnaissant la victoire de son adversaire. Avant de solliciter l’arbitrage des instances telles que la FIFA ou la CAF, la prudence aurait aussi voulu que la partie algérienne n’incriminât pas une concupiscence entre ces structures et les acteurs influents de la partie camerounaise. Cet argumentaire à mal escient a, au contraire, enfoncé un peu plus le football algérien dans une incompréhensible posture, quand il n’a pas agrandi les rangs de ses contempteurs. Cela viserait au demeurant à demander justice à un juge que l’on a taxé auparavant de corrompu. Cette erreur dans la démarche stratégique est curieuse pour une équipe nationale qui évolue dans un système de relations internationales, même si le domaine ici est le sport, régi cependant par des règles avec des notions géopolitiques enchevêtrées. Les voix se sont élevées, celles d’anciennes gloires du football africain, pour éteindre cette velléité de revendications qui n’honore pas le football algérien. L’équipe algérienne devrait au contraire tirer des enseignements de sa défaite que les fables de la Fontaine traduisent si bien, par les vaniteux qui crurent gagner avant la fin du combat. Les Camerounais quant eux, ont appliqué la citation d’un Général militaire, George Marshall, qui dit que «se battre ne suffit pas. C’est le courage qu’on met dans le combat qui en détermine l’issue. C’est le courage qui remporte la victoire ».
Une nouvelle phase d’imposture franchie : l’e-influence :

Lire aussi : Reprise du match retour Fennecs/Lions Indomptables : les dispositions qui pourraient éliminer la demande algérienne  

Du nouveau dans le mode opératoire du lynchage de l’équipe nationale camerounaise. Un nouvel acteur est entré en jeu. Il s’agit de l’Organisation Mondiale de la Sécurité Anti-Corruption (OSMAC) qui vient d’annoncer en trompette qu’elle détiendrait enfin quelques preuves de corruption qui plaident pour une décision de la FIFA de faire rejouer le match Algérie-Cameroun dans le cas optimiste, ou carrément de disqualifier le Cameroun, dans le pire des cas. Cet argumentaire se base sur les séquences de jeu analysées. On se serait attendu que cette structure en fins limiers qu’ils prétendent être donnent des preuves matérielles de corruption. Le ridicule ne tuant pas, cette organisation s’égare dans une démonstration encore plus soporifique que les autres médias algériens.

C’est pourquoi la Cameroon Consulting and Prospective a jugé nécessaire d’analyser cette organisation qui intervient dans une affaire pliée, pour mener également son combat citoyen contre la nouvelle imposture d’une mafia feutrée dirigée par un Algérien, Mourad Mazar. Le manager ressuscité de ses échecs a traîné dans son passé des petites directions sportives atones. L’OSMAC n’est qu’une coquille vide qui voudrait se donner de l’enflure et n’est rien d’autre qu’un outil d’influence qui fait de la robotisation et du référencement. Par celle qui semble être le bras opérationnel, la nommée Jessica Karel, l’on remonte à quelques entrepreneurs tels que François Aubriot, ou Maurice Tihal qui ne sont non-plus des foudres de guerre, pour enfin démasquer quelques faux profils qui dénotent un « Dark Web amateur » et rien d’une entreprise de gabarit mondial. De telles initiatives prospèrent quand en face, il n’y a pas de stratégie de communication. Et c’est bien le cas au Cameroun, où le sport favori est le dénigrement de ce que l’on fait de bien, quand le chauvinisme est la bouée de sauvetage des jours sombres dans d’autres pays. Pour revenir à l’OSMAC, une organisation digne de ce nom ne se livre pas au plagiat d’articles de presse comme ce fut le cas le 27 décembre 2021, sur la question libyenne, lorsque l’OSMAC copiait mot pour mot, un article du journal Le Monde.

Le verdict de la FIFA qui est attendu incessamment sous peu, à moins de nous tromper grossièrement, ne risque pas d’être en faveur de la FAF ; nous en gardons toutefois un profond respect, parce que l’affaire querellée participe d’un processus d’appel régulier qui met en relief l’argumentaire de l’appelant, toutefois examinable, en dépit de sa fragilité. Si cette interjection s’était produite dans le calme, elle ne ferait pas autant de bruit comme cela s’annonce, avec la forte probabilité où la FAF aura droit à sa deuxième défaite cuisante, lorsqu’elle se verra déboutée de ses prétentions. Nous lui souhaitons en sa qualité de cadette dans les arcanes des étoiles africaines de la CAN, de ne pas aller jusqu’aux enfers, mais de toujours avoir en mémoire « que plus haut est le monde, plus dure sera la chute » !

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