Une vue de la salle de formation à l'IUGET. Crédit photo : FWB
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Réunis au sein du programme  #ThinkB4UClick, Frank William Batchou, Armelle Sitchoma et Mathias Mouende Ngamo, ont animé une causerie éducative le 12 mars 2021 sur l’utilisation rationnelle des réseaux sociaux.

La salle grouille de monde. Une cinquantaine d’étudiants de l’Institut Universitaires des Grandes Ecoles des Tropiques (IUGET) sont impatients de découvrir le cours spécial du jour. Animé par trois jeunes professionnels de la communication et des nouveaux médias, la causerie éducative de ce 12 mars 2021 porte essentiellement sur les discours de haine et la désinformation sur les réseaux sociaux. Frank William Batchou, l’un des pionniers du blogging au Cameroun, ouvre la première fenêtre des échanges avec les apprenants. Le chargé de la communication de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) va brosser la genèse des réseaux sociaux, avant d’entrer dans le vif du sujet. « Réfléchir avant de cliquer », c’est par cette phrase qu’il débute son enseignement. Frank William conseille aux participants de toujours « identifier les sources d’information », « leur provenance… pour éviter les pièges des fake news ».

Quand vous tombez sur une information sur les réseaux sociaux, insiste le « prof », « prenez toujours des précautions…réfléchissez avant de repartager». Il rappelle à ceux qui s’amusent à publier des fake news qu’il existe des services compétents pour les traquer au Cameroun. « Ne soyez donc pas surpris qu’on vienne frapper à votre porte un jour pour une publication faite sur les réseaux sociaux », met en garde Frank William. Même son de cloche chez Mathias Mouende Ngamo, qui sensibilise les étudiants sur la « désinformation » et « l’information malveillante ».

Le journaliste du quotidien Le Jour et membre de l’ABC définit les fake news comme un « ensemble d’informations mensongères publiées dans le but de nuire » et soutient que « toutes les sources ne sont pas fiables ». Ce qui nécessite une extrême vigilance et un bon sens dans la vérification des sources d’informations. L’exemple des nombreuses offres d’emploi qui inondent les réseaux sociaux (RS) au Cameroun est pris pour illustrer son propos. « Il faut toujours vous rassurer que les adresses qui s’affichent sur ces offres sont des adresses professionnelles, car les grandes entreprises n’utilisent pas Yahoo.fr ou Gmail.com », explique-t-il.

 «Former des ambassadeurs pour relayer l’information et traiter des fake»

Dans la même veine, les moteurs de recherches permettent de vérifier les informations et les images. Armelle Sitchoma montre comment s’y prendre avec Google Images, un outil de vérification très efficace. Au Cameroun, apprend la journaliste blogueuse en service au ministère de la Communication, il existe plusieurs plateformes de vérifications des fausses informations.

C’est le cas de Stop Intox, Data Cameroon, Stop Blablacam, etc. Séduit par ces enseignements, Joseph Foze, responsable académique à l’IUGET compte renouveler ce genre de rencontre sur l’usage rationnel des RS.

« La causerie éducative que nous venons d’avoir, permet à nos étudiants, dans cet environnement tendu, d’avoir des outils pour pouvoir discerner ce que c’est qu’un fake news…Je ferai tout pour que de tels évènements puissent se tenir ici à l’IUGET pour former des ambassadeurs, des personnes, ressources pour pouvoir relayer l’information, traiter des fake et tenir un discours contraire aux discours de haine que nous vivons dans les réseaux sociaux », ambitionne-t-il.

« Je suis heureuse d’avoir suivi cette formation. Ce que j’ai retenu, c’est que les réseaux sociaux sont des plateformes d’échange d’informations entre les personnes. Il y a également eu la séance sur le fake news, qui est une information mensongère. A partir des enseignements de ce jour, je peux désormais détecter un fake new», promet, toute souriante, Eunice Bogne, étudiante en gestion des ressources humaines. En attendant la mise en pratique des enseignements reçus par les étudiants de l’IUGET, Frank William Batchou, Armelle Sitchoma et Mathias Mouende Ngamo ciblent déjà d’autres horizons pour la suite de la campagne contre les fake news et les discours de haine sur les réseaux sociaux.

D.N.

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