La capitale congolaise accueille un grand colloque international sur l’histoire commune de l’Afrique centrale. La rencontre permettra également de revisiter la défaite de la France face aux nazis en 1940.
PPaul Biya, Président de la République du Cameroun a reçu le ministre des Affaires étrangères du Congo Jean-Claude Gakosso le samedi 11 septembre 2020 au Palais de l'Unité à Yaoundé
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La capitale congolaise accueille un grand colloque international sur l’histoire commune de l’Afrique centrale. La rencontre permettra également de revisiter la défaite de la France face aux nazis en 1940.

L’Afrique en a marre de la domination et de l’humiliation à répétition des chefs d’Etat français. Les chefs d’Etat du continent comptent remettre les pendules à l’heure le 24 octobre 2020 au cours d’un colloque international qu’organise le président, Dénis Sassou Nguesso. Le chef de l’Etat congolais a dépêché son Ministre des Affaires étrangères Jean-Claude Gakosso à Yaoundé pour remettre une invitation à son homologue camerounais.

Le chef de la diplomatie congolaise a été reçu ce samedi 11 septembre 2020 par Paul Biya, président de la République du Cameroun. « J’étais porteur d’un message du président Denis Sassou Nguesso à son frère et ami, son Excellence Monsieur le Président Paul Biya. Vous savez, nous les ministres des Affaires étrangères, nous devons travailler en permanence à maintenir des relations chaleureuses, en permanence. Mais en dehors des préoccupations de relations bilatérales, nous avons abordé un sujet particulier qui concerne l’histoire commune, notre histoire commune », déclare l’émissaire du président Sassou Nguesso au sortir de l’audience au Palais de l’Unité.

Le colloque international du 24 octobre 2020 dans la capitale congolaise reviendra sur les 60 ans d’indépendance de la plupart des Etats d’Afrique notamment les pays francophones. A Yaoundé, le Ministre congolais apprend qu’un évènement majeur a précédé ces indépendances. Il y a 80 ans, se souvient-il, « lorsque la puissance tutélaire qui était la France à l’époque, a été vaincue par les nazis et la France a, en quelque sorte réfugié son honneur en Afrique équatoriale française, ici en Afrique centrale à Brazzaville qui est devenue la capitale de la France libre et c’est de Brazzaville que des légions entières de Gabonais, de Congolais, de Tchadiens, des Centrafricains, des Camerounais…vont partir avec le général de Gaulles, le général Leclerc et d’autres généraux pour prendre part aux grandes batailles de la seconde guerre mondiale

Les mensonges de Nicolas Sarkozy éventrés

Le 26 juillet 2007 à Dakar au Sénégal, devant la jeunesse africaine, de façon arrogante et méprisante, l’ancien chef de l’Etat français, le très nuisible Nicolas Sarkozy, prononce un discours dans lequel il va mentir, sans cligner des yeux, que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». A partir de cette phrase, l’ancien dirigeant français qui n’a jamais été corrigé par ses deux successeurs, François Hollande et Emmanuel Macron, balayait d’un revers de la main le rôle majeur joué par les africains en faveur de la France pendant la deuxième guerre mondiale.

Comme Hollande et Macron n’ont pas jugé utile de corriger les allégations de Nicolas Sarkozy, les chefs d’Etat africains s’en chargeront le 24 octobre prochain à Brazzaville. « Donc lorsque quelques-uns prétendent que l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire, ça nous fait rigoler, parce que l’Afrique est d’abord le berceau de l’humanité, l’Afrique est quelque part même la genèse de la civilisation à travers notamment l’Egypte des Pharaons. L’Afrique a pris sa part dans l’histoire du monde », recadre Jean-Claude Gakosso.

La déclaration du Ministre congolais des Affaires étrangères annonce des couleurs 13 ans après la maladresse de Nicolas Sarkozy. A Brazzaville, les chefs d’Etat d’Afrique vont s’adresser à leur jeunesse et au monde à l’ouverture du colloque. Ils seront porteurs des messages d’espoir, surtout par ces temps où on voit ressurgir des phénomènes odieux comme le racisme, où on entend des propos totalement désobligeants à l’égard de l’Afrique. « Est-ce que nous devons rester les bras croisés ? Non ! Nous n’acceptons plus la domination, nous n’acceptons plus l’humiliation et nos chefs d’Etat vont porter cette parole forte, devant le monde, devant l’Afrique, devant notre jeunesse ». M. Gakosso insiste sur le fait que « l’Afrique centrale était finalement le refuge de l’honneur de la France qui avait été souillée par la défaite de 1940

Avant de quitter le Palais de l’Unité, le Ministre des Affaires étrangères du Congo a formulé un vœu : « Nous espérons vivement que son Excellence (Paul Biya) sera là à Brazzaville parce que sa parole est très attendue. C’est un grand patriarche, la mémoire de notre sous-région. Son message est très très attendu à cette occasion-là ».

Didier Ndengue

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