L’institution condamne ces fléaux qui dictent leur loi sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels au Cameroun.
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L’institution condamne ces fléaux qui dictent leur loi sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels au Cameroun.

À l’occasion de la célébration de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, le 27 janvier 2021, la Commission nationale des Droits de l’homme et des libertés (Cndhl) a tenu à condamner fermement les discours de haine amplifiés par les réseaux sociaux et médias traditionnels au Cameroun.

Dans une déclaration signée le 20 janvier 2021 par son président par intérim, James Mouangue Kobila, l’organisme s’oppose à la tendance croissante des discours de haine et aux velléités tribalistes qui se propagent par les médias et réseaux sociaux. Ces fléaux entretiennent un esprit de division au Cameroun.

Dans ce manifeste, la Commission encourage la promotion par l’éducation, des valeurs de paix, de tolérance, de vivre ensemble et de patriotisme pour renforcer la résilience des jeunes face à l’idéologie de la haine.

Tout en blâmant avec ferveur toutes les manifestations d’intolérance religieuse et politique, ainsi que le harcèlement des communautés fondé sur l’origine ethnique ou les croyances religieuses, l’institution indépendante réaffirme son engagement en faveur des droits de l’homme et condamne les discours de haine, qui sont à l’origine des génocides et autres tueries dans le monde.

Recommandations

Pour cette 16ème édition de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, la Commission recommande une sensibilisation sur le massacre des juifs (Holocauste) et le génocide rwandais de 1994 en tant qu’action essentielle pour faire barrage à la haine et à toutes les formes de discrimination fondées sur les origines ethniques, les croyances religieuses, la race ou la langue et souligne la nécessité de promouvoir le respect des droits des personnes de différentes ethnies et religions.

En faisant siens ces propos, M. Akasa Kiyo, secrétaire général adjoint des Nations unies, lors d’une exposition de photographes juifs, a fait savoir que « ce n’est qu’en comprenant et en tirant les leçons du passé que nous pouvons espérer créer un monde meilleur…».

Yves Sandjo

Les actions du  gouvernement camerounais contre le discours haineux

– La promulgation de la loi no 2019/020 du 24 décembre 2019 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi N° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pénal, qui réprime le discours de haine sous toutes ses formes ;

– La création de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme par le décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017, Commission dont la mission, selon l’article 3(1) dudit décret, consiste à maintenir la paix et à renforcer le vivre ensemble par la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ;

– L’organisation du Grand Dialogue National du 30 septembre 2019 au 4 octobre 2019, instance qui a réuni des participants issus du gouvernement, des partis d’opposition, des membres des organisations de la société civile, des chefs traditionnels, etc. autour d’une même table pour un objectif commun, celui de tracer la voie vers un pays plus unifié ;

– Le décret N° 2020/136 du 23 mars 2020 portant création, organisation et fonctionnement du Comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Grand Dialogue National.

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