René Emmanuel Sadi et Minette LI Likeng pendant le pint de presse ce lundi 13 juillet 2020
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Le ministre camerounais de la Communication et sa collègue des Postes et télécommunications ont donné un point de presse cet après-midi pour dénoncer les mauvaises pratiques journalistiques et des nouveaux médias.

Le porte-parole du gouvernement camerounais étouffe. René Emmanuel Sadi ne supporte plus le phénomène des « fake news ». Une pratique qui consiste à désinformer l’opinion nationale et internationale pour des intérêts inavoués sur presque toutes les questions concernant la vie de la nation.

Face aux journalistes ce lundi 13 juillet 2020, en présence de Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et télécommunications (Minpostel), le ministre de la Communication condamne « ces contre-vérités et autres informations généralement inventées de toutes pièces ou délibérément biaisées » qui polluent les réseaux sociaux à longueur de journée dans le but de « mettre à mal la cohésion sociale et le vivre-ensemble des populations

Parmi les questions abordées avec légèreté pour discréditer l’action du gouvernement et de l’Armée, le ministre de la Communication évoque entre autres la gestion de la pandémie du coronavirus, la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest et dans la partie septentrionale du Cameroun. Concernant les régions anglophones, où « des bandes armées, des assassins, des pilleurs et des violeurs impénitents et totalement déshumanisés » sèment la pagaille, le ministre Sadi constate, malheureusement, que les ennemis de la paix « sont présentés par certains acteurs médiatiques comme des anges innocents, victimes de la tyrannie du gouvernement et de nos Forces de Défense et de Sécurité.»

Liberté et non libertinage

Dans son long plaidoyer, René Emmanuel Sadi dénonce les dérives sur les réseaux sociaux, reprises en chœur par certains médias classiques. Sans vouloir museler la presse, le ministre rappelle que « la liberté de la presse dont le citoyen camerounais jouit pleinement aujourd’hui,…n’a jamais été nulle part où elle aura prospéré à travers le monde, synonyme de libertinage ou de prétexte au désordre, à la cacophonie ou à l’anarchie.» Pour soutenir ses propos, le diplomate cite les textes de loi qui encadrent la liberté d’expression. Entre autres la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Elle stipule à son article 11 que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

Au Cameroun, la liberté de la presse est garantie et organisée dans le cadre de la loi du 19 décembre 1990 relative à la communication sociale, modifiée et complétée par celle du 04 janvier 1996 abrogeant notamment la censure administrative sur les organes de presse.

Si René Emmanuel Sadi ne demande pas  au journaliste camerounais de chanter les louanges du gouvernement, il souhaite néanmoins qu’il démure un historien du présent, « dont la seule matière première réside dans le caractère factuel du traitement qu’il fait de l’actualité et des situations qui l’entourent avec, à chaque fois, une considération scrupuleuse des impératifs qui fondent la société et des valeurs structurante de sa communauté

Simon Keng  

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