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Hilaire Ngoualeu Ham Ekoue, vice-président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) a vecu un calvaire ce samedi 02 janvier 2021 à la direction commerciale de l’opérateur de téléphonie mobile Orange Cameroun à Akwa, à Douala. Voici son témoignage: 

Ce que je viens de subir à la direction commerciale Orange Cameroun ce matin, il faut le vivre pour l’accepter.
Arrivé à 10 h 15 mn, j’y ai trouvé une foule. La procédure est la même pour tout le monde. Que vous soyez jeunot ou ancêtre, vous prennez un ticket et vous faites le pied de grue. Je reçois le ticket numéro 183 et j’attends debout dans une véranda bondée de monde. Les mesures barrières, c’est quand vous serez dans l’enceinte. 90 minutes après, mes jambes ne tiennent plus. Je vais vers l’un des vigiles pour plaider mon sort, il m’envoie balader. “nous ne connaissons pas de 3e âge ici. Attendez comme tout le monde“. Un garçon qui arbore un gilet orange me propose son “aide”. Il est prêt pour débloquer ma ligne contre Fcfa 3000. Je dis non merci, je vais attendre.

A 12 h 45, mon numéro est lu. Je peux enfin accéder à un siège, mais pas encore dans la salle. Un vigile prend pitié de moi et vient me souffler “papa, je vous conseille de rentrer pour revenir tôt lundi. Avec la foule qui vous précède, il ne pourront pas vous recevoir aujourd’hui“. Je lui dit merci tout en pensant qu’on ne m’aurait pas donné un siège si on était pas sûr de nous servir. 13 h 00. Les rideaux de fers sont baissés. Un vieil homme comme moi proteste. Il vient de MASSOUBOU PK 27, sa ligne est bloquée depuis le 29 décembre. Il reçois les appels mais ne peut émettre…. personne ne lui répond. L’agent nous invite à libérer les sièges. Le gentil vigile me dit : “le père, je t’ai prévenu non, tu n’as pas voulu m’écouter.”

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