La collecte d’ordures ménagères a du plomb dans l’aile dans la capitale économique camerounaise. Les populations s’en débarrassent autrement.
Déchets à Akwa. @LPA
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Ramassage des déchets ménagers : Hysacam sèvre plusieurs quartiers de Douala

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La collecte d’ordures ménagères a du plomb dans l’aile dans la capitale économique camerounaise. Les populations s’en débarrassent autrement.

En janvier dernier, la direction générale d’Hysacam (Hygiène et salubrité du Cameroun) accusait la pénurie de carburant pour expliquer l’insalubrité dans la ville de Douala. Avec l’augmentation de 100 FCFA sur les prix du carburant à la pompe le 07 février, on constate ce 1er mars 2023 que la quantité de déchets ménagers dans les rues de la capitale économique camerounaise semble avoir doublé. Dans les grands carrefours comme dans les quartiers, la situation est alarmante. A distance, ce sont les mouches qui voltigent et les odeurs  qui se dégagent qui renseignent sur la présence d’un tas d’immondice. Chaque coin de rue ressemble à un dépotoir ou à une décharge d’ordures. A Douala 3ème notamment aux quartiers PK 12, PK 13 et Ndogpassi, les populations ne jettent plus leurs déchets ménagers dans les bacs à ordures les plus proches. Elles ont trouvé des moyens «pratiques» pour s’en débarrasser.

Au lieu-dit « Bonamoutongo » à PK 13, Ange Chebou rapporte que sa mère brûle leurs ordures. « Lorsque nos poubelles sont pleines à la maison, maman verse les ordures dans le champ situé à l’arrière du domicile. Elle les laisse sécher pendant deux ou trois jours et les brûle. Ainsi, on ne souffre plus si Hysacam ne passe pas faire le ramassage ».

A « Ngo-Njoh » à PK 12, Lauryne Tchana et plusieurs riverains jettent leurs déchets dans un ravin situé à proximité. « Depuis que Hysacam fait des phases en matière de collecte d’ordures, c’est dans un ravin non loin d’ici que je jette mes sacs poubelle. Je ne suis pas la seule à le faire ».

A Ndogpassi, Jacques Chirack Sandjock ne brûle, ni ne jette ses résidus dans un ravin. Il les utilise comme fertilisant pour ses bananiers. « J’utilise tout ce qui est pourri (les épluchures de maniocs, de macabo et de plantains, etc.) comme des engrais dans mon champ de bananes. Je verse ces déchets sous leurs pieds avec de la terre noire et le résultat est extraordinaire », se réjouit-il.                    

Fadira Etonde, stagiaire

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