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Après une période de flottement. L’information est tombée ce mardi 2020 comme un coup de massue. Le saxophoniste légendaire Manu Dibango a tiré sa révérence à l’âge de 86 ans des suites du covid-19.

L’information confirmée sur son site officiel, est rapidement relayée par France 2, France 24, Cameroon Tribune et CRTV web. La nouvelle faucheuse a de nouveau frappé.

Sur le carreau un monument de la musique. Emmanuel Ndjocke Dibango de son patronyme, était un saxophoniste, chanteur d’origine camerounaise de World jazz, né le 12 décembre 1933 à Douala.

L’artiste de renommée internationale avait été détecté positif au covid-19. Évacué et prise en charge,mais rien ne laissait officiellement présager que son pronostic vital était engagé.

Le papagroove, surnom qu’il lui avait été attribué au sommet de son art , a été finalement emporté par une racule de à peine 40 nanomètres qui n’a d’unique idéologique que celle de sa production.

De père fonctionnaire et de mère couturière, c’est au sein de la chorale que Manu Dibango est initié au chant. La gramophone parental lui permettra ensuite de découvrir la musique française, américaine et cubaine.

Après l’obtention de son certificat d’études , Manu débarque à Marseille au printemps 1949. Après l’obtention de son baccalauréat , et une étude universitaire, l’enfant de Yabassi , localité située au Cameroun, est rattrapé par sa passion, la musique. Ses rencontres avec Francis BEBEY, de regretté mémoire, l’ayant permis d’apprendre les bases du jazz.

Manu Dibango a entamé des concerts en boîte de nuit. Le chef d’orchestre dans la boîte bruxelloise “les anges noirs “va ensuite rencontrer le grand Kalle qui lui proposera de rejoindre son orchestre à l’orée de l’indépendance du la République démocratique du Congo,l’ex Zaïre. Et là le véritable déclic d’une carrière musicale prodigieuse.

En 1967, Manu Dibango créé son premier Big Bang, , développe son style musical découvre le rhythme. Des plateaux de télévision et de radio où son génie artistique est magnifié s’enchainent et son sourire auriflamme séduit auditeurs et téléspectateurs.

Manu Dibango enchaîne des collaborations, avec Youssou N’Dour, King Sunny Ade, Salif Keita, Angélique Kidjo, feu Papa Wemba, sans oublier Peter Gabriel.

Le père du Soul Makossa est désormais célébré à travers le monde. Ses distinctions se comptent à la pelle. Cet humaniste , altruiste et humble, a inspiré plusieurs générations. La légende s’en est allé. Une perte inestimable. Salut l’artiste!

Yves Sandjo

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