Droits de l’Homme : des membres de la CDHC chez le gouverneur de la région du Littoral, Ivaha Diboua. Photo: @LPA
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Les commissaires vivant dans la contrée ont échangé avec le N°1 de la région ce mardi 13 juillet 2021.

Le journaliste Denis Nkwebo et Chief Dr Ngallé Mbonjo, des membres la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), ont échangé pendant une dizaine de minutes ce mardi 13 juillet 2021 avec le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Un tête-à-tête qui se tient au moment où l’organe  indépendant entame une série de formations des organisations de la société civile (Osc) dans les dix régions du pays sur la nouvelle loi qui encadre les droits de l’Homme au Cameroun. « La formation a commencé à Ebolowa, elle se poursuit actuellement à Bertoua. Dans quelques jours, ce sera à l’Ouest, ensuite le Nord-ouest et le Sud-ouest », explique Dr Chief Ngallè Mbonjo.

Prévue ce jeudi, la session de formation de Douala est placée sous le haut patronage de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Elle contribuera au renforcement des capacités des responsables des Osc conviés.

Lutte contre la torture

«Nous avons reçu un mandat public de l’Etat du Cameroun pour la protection et la prévention de la torture dans les lieux de détention. La Commission fait office de mécanisme national. Nous aurons tout le temps besoin de vous en tant qu’autorité administrative principale de la région, pour nous accompagner dans l’exécution de notre mandat public, qui est en fait une concession que l’Etat transmet à la Commission. Une Commission indépendante de par le processus de désignation de ses membres, de par le fait que nous n’avons pas de tutelle. C’est la volonté des institutions camerounaises et de ceux qui les incarnent, de voir les droits de l’Homme être respectés au Cameroun », explique Denis Nkwebo au patron de la région du Littoral.

En réaction aux propos tenus par les deux commissaires, le gouverneur souligne que la Commission n’a pas été créée par le chef de l’Etat Paul Biya pour faire les yeux doux aux autorités, « mais pour plaire à la population ». C’est pourquoi il s’est dit disposé à l’accompagner dans la réalisation de ses missions sur son territoire de commandement.

«Mais cette population a besoin d’être canalisée parce que ce n’est pas tout ce que la population croit qui est vrai, tout comme ce n’est pas tout ce que l’autorité administrative dit qui est forcément vraie. Les intérêts peuvent converger ou diverger par endroit », souligne le gouverneur, tout en regrettant que la Commission arrive à « un moment où nous vivons dans les réseaux sociaux des situations qui ne nous font pas du tout honneur».

Didier Ndengue

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