Salomon Eheth, représentant permanent du Cameroun auprès des Nations unies à  Genève
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En marge du 46e conseil des droits de l’homme tenu à Genève en Suisse le 26 février 2021, l’Ambassadeur Salomon Eheth, représentant permanent du Cameroun auprès des Nations unies à  Genève, a adressé un droit de réponse à l’Union européenne (UE) dans le cadre du débat général sur le point 2. 

La sortie du diplomate camerounais intervient au lendemain des accusations graves portées par l’Union européenne sur le Cameroun en matière du non-respect des droits de l’homme.

D’entrée de jeu, le diplomate rappelle que depuis son accession à la magistrature suprême le 6 Novembre 1982, le président Paul Biya a engagé son pays dans la voie de la consolidation de l’État de droit et le renforcement de la démocratie.

Par ailleurs, il relève que depuis 1982, il n y a plus de prisonniers politiques au Cameroun. Comme principaux indicateurs, le Cameroun compte à ce jour 316 partis politiques, des centaines d’organisations de la société civile et religieuse. De nombreux journaux, radios, chaînes de télévision privées, ainsi que les réseaux sociaux. Des instruments garantissant la liberté de communication et d’opinions.

Au sujet de la gestion de la crise dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest du pays, Salomon Eheth rappelle qu’un Grand dialogue national a été organisé en octobre 2019 à l’initiative du Président de la République, Paul Biya. Le but étant de trouver des solutions durables à la crise qui secoue les régions anglophones depuis 2016. Les résolutions de ce dialogue sont en train d’être matérialisées sur le terrain. Le comité national de suivi assure permanemment le prolongement de cette grande concertation. Tout en reconnaissant que les dialogues inclusifs, interminables tels que clamés par certains, y compris l’Union européenne comme la panacée, ont démontré leur limite dans les pays voisins.

L’Ambassadeur du Cameroun auprès des Nations unies souligne que plusieurs Etats de l’UE abritent les leaders terroristes qui sèment la pagaille dans les régions anglophones sur leurs territoires. Ils y collectent les fonds pour financer le terrorisme au Cameroun, planifient des enlèvements et des assassinats.  « Le Cameroun voudrait rappeler à  ce sujet, que la résolution 1373 du conseil de sécurité, adoptée sous le chapitre 6 de la charte de l’Onu prescrit aux Etats de lutter contre le terrorisme et son financement », conclut le diplomate camerounais.

Didier Kieretu

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