Ambiance devant la clinique Muna ce mardi 13 juillet 2021. Photo @LPA
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La rencontre des actionnaires de la structure sanitaire prévue ce mardi 13 juillet 2021 n’a pas eu lieu conformément à la décision de justice.

Ambiance électrique ce mardi 13 juillet 2021 dans l’enceinte de Daniel Muna Memorial Clinic à Bonanjo. Le conseil d’administration ordinaire couplé à l’assemblée générale des actionnaires de la structure sanitaire, prévus ce matin, n’a pas eu lieu. La principale raison est l’indignation de certains ayant-droits de la succession Muna. Qui n’approuvent pas la gestion de ce bien familial laissé par leur père, Salomon Tandeng Muna.

Ils ont organisé un sit-in dans l’enceinte de la clinique pour dire leur ras-le-bol et empêcher au conseil d’administration ordinaire et à l’assemblée générale des actionnaires présidés par Dr Eninwi Mawan Muna de se tenir. Parmi les successeurs qui se disent floués, le nom de l’ancienne ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna est en tête d’affiche. Des sources bien introduites, on apprend qu’elle a été écartée de l’actionnariat.

«Elle est allée au conseil d’administration pour poser la question de savoir pourquoi elle n’est plus actionnaire ? Parce que les actionnaires c’étaient les enfants. Ce sont des actions à la naissance. C’est un investissement familial», explique, courroucé, Chembifon Muna de la succession Edwin Muna, qui apprend que l’héritage familial « est confisqué par Akere Muna qui opère dans l’obscurité […] en complicité avec la succession Daniel Muna. Deux successions, qui depuis des années, gèrent la Clinique ».

Outrepassant les décisions de justice qui empêchent au conseil d’administration de se tenir, Dr Eninwi Mawan Muna a quand-même convoqué les deux rencontres citées supra, malgré le mécontentement soulevés plus haut, pour examiner les sujets saillants de la clinique. Ces rencontres qui selon Ama Tutu Muna et George Muna «cachent une suite continue d’irrégularités» ne se sont pas ténues.

Famille divisée

Les héritiers de Salomon Tandeng Muna avancent en rangs dispersés. Le spectacle vécu ce matin le prouve à suffisance. Il est l’arbre qui cache la forêt. «Cinq successions Muna sont fâchées. Et la clinique est plombée, il n’y a aucune transparence. Il y a des détournements de fonds en désordre», dénonce un membre de la famille devant la clinique.

La même source apprend que le dossier de la structure sanitaire est devant la Cour suprême, où l’ancienne ministre semble être en position de force. «Ama Tutu Muna a eu gain de cause en première instance et en Cour d’appel, mais il faut respecter les trois institutions qui existent. La Cour suprême va juste constater les premières décisions».

La voie de la justice a été ouverte après les multiples échecs du dialogue familial. Malgré le mécontentement de George et d’Ama Tutu Muna, le conseil d’administration se tenait avant et des décisions importantes étaient prises. «Cette fois, il ne s’est pas tenu parce qu’on s’est fâché, on a tout bloqué. Et on les a présenté les décisions de justice».

Dans les couloirs de la clinique, on apprend que Me Akere Muna a été suspendu par le Tribunal comme administrateur, «il ne vient plus parce qu’il peut être arrêté», pense-t-on.

Didier Ndengue  

 

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