Les jeunes, non pas d'hier, mais d'aujourd'hui, se trouvent en contradiction avec la morale sociale, du fait des jeux de hasard, de l'alcool, des drogues, des pratiques sexuelles, des réseaux sociaux et de la recherche effrénée de l'argent ou encore du luxe, au mépris de l'éducation nationale et des exigences relatives à la vie familiale.
A la UneCamerounLe ChroniqueurTribune Libre

Tribune/Cameroun : une jeunesse ivre de vice

0

Les jeunes, non pas d’hier, mais d’aujourd’hui, se trouvent en contradiction avec la morale sociale, du fait des jeux de hasard, de l’alcool, des drogues, des pratiques sexuelles, des réseaux sociaux et de la recherche effrénée de l’argent ou encore du luxe, au mépris de l’éducation nationale et des exigences relatives à la vie familiale.

Des jeux de hasard

Une partie de la jeunesse camerounaise ne brille que par des paris, aussi bien au « jeu de cartes », « Ludo », « Dé », qu’au Casino ou au Quinté, parfois pour gagner des Francs symboliques ou pour décrocher le jackpot. Elle refuse les travaux ménagers et la discipline pour se consacrer non seulement à la délinquance, mais aussi à la désobéissance.

De l’alcool

Le vin. Le « pot ». La « jong ». Le « Bic bleu », le « Bic rouge ». Des substantifs attribués à l’alcool par la jeunesse camerounaise. Chacun y va parfois de son propre latin. Qu’il s’agisse du niveau dialectal ou du niveau idiolectal de la langue, les variables de l’alcool pourraient, d’ores et déjà, être reconnues par l’académie française.

Et, autour de ces litres et volumes d’alcool, des sujets improductifs de conversation.

Des drogues

La jeunesse camerounaise s’inspire malheureusement des contenus audiovisuels occidentaux et américains. D’aucuns vivent les mirages des pays du Nord au « Bled » ou au « Mboa » ou encore au « Terre-Terre ». Fantasme. Illusion. Hallucination. Au bout d’une cigarette, d’un petit « filon », d’une « Beu », d’une « taille », d’un « caillou » ou du « kior », ils se constituent en « A », en Cartel, en Barons voire en Dealers insoupçonnés pour planer, croyant être arrivés au paradis terrestre, alors qu’ils se rapprochent du paradis céleste ou de l’enfer c’est les autres.

Des pratiques sexuelles

Le sexe, au sens de la jeunesse camerounaise, est une déclinaison générationnelle, dont les proportions et les propositions atteignent leur paroxysme grâce à certains nombres de méthodes, techniques et approches propre à une industrie pornographique locale. Le « gésier », le « piment », le « kpetou », le « way », le « pistache, » exposés, présentés et vendus, tel un présentoir ou un marché créé par un large réseau de proxénètes, contre rémunération dans les rues et les clubs.

Des réseaux sociaux

Du levée au couché du soleil, 24 heures/24, 7 jours/7, ils sont connectés grâce aux multiples offres forfaitaires des opérateurs de téléphonie mobile. Ils sont abonnés sur toutes les plateformes numériques, membres de plusieurs groupes, prétextant faire du commerce en ligne (mèches brésiliennes, produits de beauté etc.). Au quotidien, c’est le « Kongossa » et la diffamation sur la vie des stars hollywoodiennes, des sportifs, des influenceuses et des hommes politiques, parfois qu’ils ne connaissent pas.

En somme, la jeunesse camerounaise est ivre de vice, pourtant elle regorge d’énormes potentialités et compétences intrinsèques, susceptibles d’inscrire le Cameroun comme une puissance idéologique en Afrique et dans le reste du monde. Malheureusement, elle mobilise toute son énergie sur des rivalités, des vanités et des mondanités. L’heure n’est donc pas à la lamentation, mais au travail acharné pour une jeunesse à l’avant-garde des combats vitaux de son temps.

Josué Antoine Issa  Mvengue

 

Rédaction web: offre de stage académique

Previous article

Basket: Joël Embiid, le ‘’panafricaniste’’ affirme avoir refusé de jouer pour les Bleus à cause de la mauvaise relation entre la France et l’Afrique

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *