Un immense dépôt d'ordures s'est créé au lieu-dit Bonakouamouang (Rue Commandant Fuller), situé au quartier Akwa, dans la capitale économique camerounaise. Une situation qui met en mal les commerçants et leurs activités. 
A la UneCamerounSociété

Insalubrité à Douala : les poubelles s’amoncellent derrière le collège de la Salle, Hysacam tente une explication…

0

Un immense dépôt d’ordures s’est créé au lieu-dit Bonakouamouang (Rue Commandant Fuller), situé au quartier Akwa, dans la capitale économique camerounaise. Une situation qui met en mal les commerçants et leurs activités. 

12h. C’est l’heure à laquelle nous arrivons à la rue « Commandant Fuller », située au quartier Akwa, dans la capitale économique camerounaise, ce lundi 8 avril 2024. Du côté gauche de la rue, on aperçoit plusieurs types d’ordures déversées à même le sol. Ce sont notamment les déchets ménagers, médicaux, et ceux provenant de la brocante. Les mouches y ont trouvé un refuge confortable. Ces ordures indisposent les commerçants et ont un impact sur leurs activités.  « L’odeur est tellement forte qu’à certains moments, je suis mal à l’aise et ça m’étouffe », confie Irène Mbomda, gérante d’un kiosque Orange Money, situé derrière le collège de la Salle.

Vendeur d’appareils électroménagers, Thaddée Tchouatcha s’indigne également : « C’est difficile pour mes clients d’acheter ma marchandise à cause des ordures qui sont près de mon comptoir ». Ces déchets qui occupent parfois plus de la moitié de la chaussée à cet endroit, entravent à certains moments la circulation car, il faut  à chaque fois, esquiver les marchandises installées en bordure de route pour traverser en voiture.

On se demande pourquoi Hysacam (Hygiène et salubrité du Cameroun), l’entreprise chargée du ramassage des ordures ménagères, n’installe pas un bac à ordures à ce niveau ? Approché par La Plume de l’Aigle, Joël Olomo Ndo, responsable de la communication d’Hysacam Douala explique : « Ce site a du mal à être maintenu propre à cause de l’incivisme lié à l’activité commerciale, notamment la présence des entreprises de brocante qui déversent à contretemps des déchets à ce niveau, violant ainsi les mécanismes mis en place dans le cadre de la gestion des déchets générés par les entreprises. Le site s’est ainsi vu transformé en point de regroupement des déchets, alors que l’organisation mise en place avec la ville de Douala prévoit que les habitations qui s’y trouvent bénéficient d’une collecte régulière porte-à-porte ».

A l’en croire, les déchets provenant des entreprises industrielles et centres hospitaliers ne relèvent pas de la compétence d’Hysacam. Cependant, ajoute-t-il, « les prestations de l’entreprise sont encadrées par un cahier de charges et contrôlées par une mission de contrôle. À cet effet, l’affectation d’un bac à ordure à un emplacement précis est soumise à l’appréciation et la validation du maître d’ouvrage qui est la Communauté urbaine pour la ville de Douala ».

La mise en œuvre d’une démarche de gestion des déchets relève également de l’implication conjointe des populations. Pour que la propreté règne à nouveau dans cette rue, il est nécessaire que les populations « disposent d’outils de propreté indispensables pour contenir les déchets jusqu’au passage des camions de collecte, notamment les poubelles qui peuvent permettre que chaque ménage conditionne ses déchets de manière à ce que ce ne soit pas une source de nuisance dans les maisons jusqu’au passage des camions. Plus on aura des instruments inappropriés (cartons, vieux sacs et seaux) comme poubelle moins on pourra garder nos déchets et ne les sortir qu’au bon moment», recommande Joël Olomo Ndo.

Arielle iris Ngo Bikoï, stagiaire 

 

A Douala, les autistes ont un incroyable talent !

Previous article

« La France n’est plus dans la gouvernance du franc CFA », affirme Stéphane Séjourné, patron de la diplomatie française

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *