Le mouvement d’humeur lancé depuis le 04 juillet 2022 vise à suspendre les opérations des déclarants en douane dans les transactions douanières.
Une vue du Port autonome de Douala, au Cameroun. Photo: Archives
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Le mouvement d’humeur lancé depuis le 04 juillet 2022 vise à suspendre les opérations des déclarants en douane dans les transactions douanières.

Avec la conjoncture économique actuelle au Cameroun, le collectif des déclarants en douane du Cameroun refuse «d’être complice de l’inflation observée sur le marché depuis des semaines concernant les produits de grandes consommations et d’être les victimes expiatoires des impositions et d’une pression fiscale à outrance», indique le dossier de presse parvenu à la rédaction de La Plume de l’Aigle.

Selon le document, les  causes de la mise en place  du mouvement d’humeur sont: «l’hypercentralisation différée du traitement des dossiers des déclarations à Yaoundé. Une absence de base de taxation et la non-application des directives en vigueur».

Conduit par le président du collectif Dechateau Kamdoum, cette grogne n’est pas sans conséquences. L’on note depuis une vingtaine de jours «un engorgement des conteneurs au port de Douala-Bonaberi et de Kribi, ainsi qu’un manque à gagner dans les recettes douanières estimé à plus de deux milliards par jours», rapporte le document.

Notons que le bureau du collectif tient chaque soir des réunions en vue d’évaluer le niveau de réussite du mouvement d’humeur.

Toutefois, il y’a encore une minorité qui assure le service minimum des sorties des conteneurs des  médicaments pharmaceutiques, des produits pétroliers et des marchandises en transition.

En matière d’ambiance, il y’a une sorte d’autocontrôle pour détecter ceux qui veulent faire des déclarations douanières en outrepassant le mot d’ordre.

Fadira Etonde, stagiaire

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