ces grandes décisions du président Biya qui ont sauvé le Cameroun 
André Luther Meka
Le ChroniqueurTribune Libre

Tribune libre: ces grandes décisions du président Biya qui ont sauvé le Cameroun 

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Par André Luther Meka, militant RDPC 

Après quelques années de pouvoir, le Président Biya affronte une crise économique mondiale, celle de 1990 qui soumet le Cameroun sous ajustement structurel (PAS) par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. L’une des grandes solutions données par les institutions de Bretton Woods était de faire une meilleure adéquation entre les ressources budgétaires et leur utilisation. Conséquence, il fallait ainsi réduire le nombre d’agents publics, faire les privatisations comme solution ultime de rationalisation des entreprises.

Le président Paul Biya face à cette situation, a coupé la poire en deux pour éviter les crises sociales et l’appauvrissement du Cameroun. Il a opté garder les agents publics en opérant des baisses de salaires en lieu et place des licenciements. Au  lieu des privatisations, il a choisi les concessions.

La privatisation est le transfert des activités aux services privés ou tout simplement l’abolition des monopoles publics pour l’ouverture des capitaux privés dans les entreprises. Ainsi par les concessions, l’Etat a gardé les actions et la main dans certaines entreprises (Camrail, Eneo, Camwater…). Un nationalisme fin qui n’a jamais trahi la souveraineté du Cameroun et abandonner les intérêts du triangle national.

L’affaire Bakassi a étalé au grand jour la clairvoyance et la sagesse du président Biya. Bakassi est l’extension de la péninsule de Calabar de 1000 m2 située  dans le golfe de Guinée à la frontière Cameroun- Nigeria. En 1994, Le Cameroun et le Nigeria se disputent cette zone marécageuse du Delta du Niger qui est une zone très poissonneuse et a un sous-sol riche en pétrole. Face à cette guerre fratricide, le président Biya décide une solution juridique et pacifique et saisit la cour internationale de justice de la Haye. Le 10 octobre 2002 le verdict de la cour internationale de justice de la Haye donne raison au Cameroun. L’accord ordonne l’armée nigériane de se retirer de la péninsule avant le 14 août 2008. Décision d’anthologie !!!! Paul Biya évite un bain de sang entre deux pays frères et amis. Cette décision prise comme étalon modèle dans le monde a propulsé le président Obasajo dans les institutions de médiations et de conflits en Afrique et dans le monde.

La contribution du Président Biya n’a pas été moindre dans l’avancée de la démocratie au Cameroun. Dans les années 1990, à l’aurore de la démocratie, il fut l’un des présidents à avoir sans ambages dit à son peuple de se conformer à celle nouvelle donne : « il faut se préparer à la concurrence », avait-il martelé à son parti le RDPC. Conséquence logique, face à la revendication de la conférence nationale, le président Biya créé le concept Tripartite. Un dialogue entre l’exécutif, les partis politiques de l’opposition et la société civile. De cet arbre à palabre sortira la décentralisation, le sénat,  la cour constitutionnelle déjà opérationnels.

Devant la montée de la revendication des identités locales face à la poussée d’une mondialisation envahissante et le besoin de décentralisation des populations, Paul Biya n’est pas resté insensible à des revendications objectives sur le problème anglophone. Il adopte et promulgue le Grand Dialogue National (GDN) à la surprise générale, malgré quelques réticences de son bord. A l’écoute du peuple, le Grand Dialogue National a permis l’implémentation de la décentralisation avec un statut spécial des régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest, et une loi sur les collectivités territoriales décentralisées avec les élections des maires des villes. Une avancée très significative dans la décentralisation.

On peut bien aussi se rappeler de cette époque. Cette époque où la création du BIR par le président Biya avait enrhumé l’opinion. Certains Camerounais abreuvés à la rumeur, avaient commencé à bouder pour les avantages, le traitement princier de notre armée bien agrémentés par la doxa et radio trottoir. C’était le temps des revendications corporatistes. Chacun se mesurant alors à l’armée en demandant que font-ils de si miraculeux que les autres travailleurs? Aujourd’hui ces récriminations tombent en désuétude. Le président visionnaire savait que l’intégrité territoriale du Cameroun sera menacée ( Boko Haram, séparatistes). Aujourd’hui cette armée fait la fierté des populations du Nord-ouest et Sud-Ouest et de toute l’Afrique entière. Qui cherche la paix prépare la guerre. Telle est la maxime des pays qui misent sur la sécurité de leur territoire et leurs populations.

Ces quelques décisions triées au volet auxquelles on peut ajouter la décision du retour de Roger Milla dans la tanière qui a permis au Cameroun d’arriver en quart de finale de la coupe du monde, le port du masque dans toutes les villes du Cameroun face à la pandémie covid-19 avant même certains pays européens et le retour à l’école montrent un président qui a la décision juste et idoine. Décider juste et toujours toucher le coche est un art. Le président Biya possède cet art. L’art de la décision à point, à date. Des décisions qui ont toujours été bénéfiques pour le Cameroun. Un décideur qui ne rate jamais le coche. Toute une science et un art !

 

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