Une vue du terminal à conteneurs de Douala
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Cette enveloppe qui représente 18 mois sans activité, peine à sortir des caisses du Port autonome de Douala.

La bataille entre le Port autonome de Douala (PAD) et la Douala International Terminal (DIT) n’a pas encore livré son verdict final. Bien qu’ayant remporté presque tous ses procès au niveau national et international, le consortium APM/Bolloré, actionnaire de référence de l’ancien concessionnaire du terminal à conteneurs du port de Douala, peine à entrer en possession de ce qui lui revient de droit.

Les autorités portuaires, après avoir confisqué une partie de ses équipements d’exploitation, ne semblent pas prêtes à se soumettre aux décisions de justice. Du 1er janvier 2020 au 30 juin 2021, cela fait exactement 18 mois que la bataille entre la filiale du groupe Bolloré et le PAD est enclenchée.

«La décision du 10 novembre 2020 rendue par la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris avait ordonné au PAD de relancer un nouvel appel d’offres et l’avait condamné à payer des dommages-intérêts à Douala International Terminal (DIT) de l’ordre de 3,9 millions d’euros annuels, montant pouvant monter jusqu’à 58 millions d’euros sur les quinze prochaines années si le processus n’était pas repris», rappelle une source au sein de la multinationale française.

Dans la suite logique de ce verdict, le 6 juillet dernier, le consortium APM/Bolloré a notifié au PAD « le paiement de la somme de 3,9 milliards de Fcfa, représentant 18 mois (1er janvier 2020 au 30 juin 2021) sans activité au Terminal à conteneurs du Port de Douala sous huitaine, sur la base de la sentence arbitrale telle que revêtue de l’exequatur des autorités camerounaises.»

Le top management de DIT rappelle qu’il a été contraint de recourir au tribunal arbitral CCI, en application de la convention de concession de 2004, sur les deux points suivants : «Partage des frais de stationnement entre le Port Autonome de Douala (PAD) et DIT et empêchement de DIT à participer à l’appel d’offres lancé en janvier 2018.» L’on apprend que le Tribunal arbitral a reconnu le bien fondé des deux demandes de DIT le13 novembre 2020.

Jusqu’ici, l’administration portuaire n’a pas jugé utile de se plier aux décisions de justice. « Ils font le dilatoire et invoquent une volonté de tuer l’économie camerounaise alors qu’il s’agit juste de droit», regrette un agent portuaire à Douala.

Simon Keng  

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