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Rodrigue Tchokodieu : « une université populaire est un cadre de transmission des connaissances sans impératif de diplôme à l’entrée »

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Dans cet entretien accordé à La Plume de l’Aigle, le président de l’Université Populaire Afrique évolution (UPAE) revient sur la rentrée professionnelle du 20 octobre 2022 à Douala.

L’Université Populaire Afrique Evolution  a fait sa rentrée le 20 octobre dernier.  Sous quel signe avez-vous placé cet événement ?

C’était un moment fort important pour  notre organisation en effet !  Nous sommes heureux d’avoir réussi la cérémonie d’ouverture dans toutes ses composantes protocolaires, thématiques et populaires.  Nous avons placé  cette rentrée professionnelle de l’UPAE sous le signe d’un nouveau départ, un nouvel élan, un souffle nouveau en faveur de l’éveil  des consciences à travers l’appropriation des savoirs faire. En lançant officiellement et follement la rentrée de l’UPAE, nous matérialisons l’ouverture de  l’ère de l’accès à tous aux connaissances dans tous les domaines pour le progrès de nos nations et de notre continent. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la diffusion des savoirs faire dans notre environnementIl s’agit d’œuvrer en faveur de  la vulgarisation des savoirs faire pour le développement  de nos pays et de l’Afrique.

Pouvez-vous expliquer le concept « Université populaire » à nos lecteurs ?

Une université populaire  est un organisme  d’éducation et de formation  pour tous. C’est un cadre de transmission des connaissances et savoirs faire à tout le monde sans exiger un  diplôme, comme le baccalauréat ou autres à l’entrée. C’est le cadre de rencontre entre les personnes qui détiennent des connaissances et savoir-faire et celles qui manifestent le besoin de les acquérir dans la perspective de gagner leur vie  et impacter positivement leur   environnement.

« De la production de l’énergie électrique à la protection de l’environnement ». Pourquoi le choix de ce thème pour votre rentrée professionnelle ?

Il s’est imposé à nous au regard du contexte. Au Cameroun et en Afrique, le déficit en énergie électrique est caractérisé par  des populations non raccordées au réseau électrique existant qui peine à satisfaire les besoins des ménages et du tissu économique. D’où les coupures intempestives qui durent parfois des semaines. L’Occident  dans le même temps, jouit d’une électricité de qualité supérieure et disponible pour les populations et les  industries. Il devenait de ce fait vital qu’ayant des experts de haut vol en matière d’énergie électrique et d’environnement,   nous puissions informer, former, éclairer les populations et les pouvoirs  publics sur les sources alternatives.

Mouvement composé de chercheurs, enseignants, chefs d’entreprises, etc. Que vise réellement l’UPAE ?

A promouvoir le partage  des connaissances  et savoir-faire dans notre environnement, l’entreprenariat et l’innovation au sein des  couches défavorisées ; Susciter auprès des jeunes  l’intérêt pour l’entreprenariat, l’innovation et la recherche. Nous souhaitons contribuer de manière efficace à la diffusion et la circulation des savoirs faire pour  le développement horizontal de nos pays et de notre continent. Nous avons beaucoup de compétences, il faut les valoriser et surtout permettre leur  transmission au plus grand nombre.

Entretien mené par Simon Keng

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