L’Évêque du diocèse de Bafang a animé une conférence ce mercredi 3 août 2022, à la paroisse Notre Dame du Rosaire d'Akon, localité située à Sangmélima au Sud du Cameroun.
Mgr Abraham Kome : « chers jeunes, si vous n'êtes pas porteurs de la vérité et de la justice, vous n'êtes pas utiles pour la société » 
- Advertisement -

L’Évêque du diocèse de Bafang a animé une conférence ce mercredi 3 août 2022, à la paroisse Notre Dame du Rosaire d’Akon, localité située à Sangmélima au Sud du Cameroun.

Les Journées Nationales des Jeunes (JNJ) se déroulent du 2 au 7 août  2022 à Ebolowa, dans la région du Sud Cameroun. Il s’agit d’un moment particulier pour tous les jeunes catholiques du Cameroun «de rechercher le Christ, le connaître et de fonder leur vie sur lui».

Ces JNJ sont donc une rencontre de foi, un temps fort de témoignages, de communion et de prières. Ce pèlerinage dédié aux jeunes chrétiens est marqué par l’eucharistie exclusivement célébrée par les évêques et la catéchèse donnée par les successeurs des apôtres. Les activités sportives, ludiques et culturelles sont également au rendez-vous. Cette 5ème édition est célébrée sur le thème «Marie se leva et s’en alla en hâte » (Luc 1 ,39 ).

Elles ont débuté hier mardi par les «Journées en diocèse» qui s’achèveront ce jeudi 4 août 2022. Les jeunes issus des 26 diocèses du Cameroun sont réunis dans quatre pôles (archidiocèse de Yaoundé, les diocèses  de Mbalmayo, Sangmélima et Ebolowa).

Dans le cadre  de ces «Journées en diocèse», Mgr Abraham Kome, en pédagogue, a animé une conférence sur le thème : «Mettre sa foi en chemin pour et avec Dieu, à l’image de Marie : Enjeux et défis pour une  jeunesse qui doit être sel de la terre et lumière du monde».

«Ramer à contre-courant»

Partant du thème général «Marie se leva et s’en alla en hâte», le prélat a d’abord présenté le contexte qui fait que le jeune chrétien soit appelé à être ‘’sel de la terre’’ et ‘’lumière du monde’’ : «Les questions d’espace et de temps ont profondément modifié la vie des hommes et cette modification s’amplifie chaque jour. Aujourd’hui, le jeune pense plus en termes de moi et non plus de la communauté. Il a le désir de voir plus loin et à cela s’ajoute l’égoïsme. Le respect des aînés n’existe plus », regrette l’Evêque du diocèse de Bafang.

L’homme de Dieu ajoute : «Nous sommes entrés dans un monde de grande vitesse. Un monde perçu comme un cadre de plaisir où nous éduquons nos enfants dans le mimétisme. On s’agite, on se rend malheureux en s’attachant à des choses qui ne nous apportent rien. On est dans le délire et on n’a plus de repères ».

Dans ce contexte, le prélat conseille aux jeunes de «ramer à contre-courant, pas pour rattraper la fermeture de l’espace, mais pour incarner les valeurs chrétiennes et évangéliques».

«Chers jeunes, si vous n’êtes pas porteurs de la vérité et de la justice, vous n’êtes pas utiles pour votre monde, la société », a-t-il déclaré. Dans le même sillage, il invite les jeunes catholiques à faire la différence.

«Jeunes, vous devez oser vivre dans la vérité, le respect d’autrui et du bien commun. La base ce n’est pas d’abord le travail, le plaisir, mais cet absolu que vous devez chercher à réaliser dans ce monde», poursuit l’Evêque de Bafang.

«Chers jeunes, si le groupe qu’on appelle jeunesse vous empêche d’être amis de Jésus, quittez-le. Votre rôle c’est d’apporter votre relation avec le Christ à la jeunesse et non d’être esclave de celle-ci », conclut-il.

Ruffine Moguem, envoyée spéciale à Sangmélima

- Advertisement -

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here