Dans son livre «Libre pour la vérité et la justice», paru en 2018, l’ancien président ivoirien accorde quelques passages au Cameroun et à son chef. La rédaction de La Plume de l’Aigle publie deux extraits pour ses lecteurs.
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Dans son livre «Libre pour la vérité et la justice», paru en 2018, l’ancien président ivoirien accorde quelques passages au Cameroun et à son chef. La rédaction de La Plume de l’Aigle publie ci-dessous deux extraits.

Les textes et l’esprit sont toujours là, mais le temps des tueurs est passé. Thomas Sankara au Burkina Faso, Modibo Keita au Mali, Sylvanus Olympio au Togo, assassinés par des soldats aux ordres, ce n’est plus possible…

Il y a aujourd’hui une opinion publique en Afrique. Au Burkina Faso, Blaise Compaoré a été chassé par son peuple…Le temps est venu de construire, enfin, nos indépendances dans nos pays d’Afrique francophone. Je ne parle pas ici du Cameroun, qui a une histoire particulière, et qui suit son chemin…[Page 6]

Les responsables africains doivent prendre leur vie en main. Quand on voit les conférences internationales en Afrique, celles qui concernaient la crise ivoirienne en ont été l’exemple flagrant, que ce soit à l’Union africaine ou à la CDEAO, il y a parfois dans les couloirs plus qu’Occidentaux et de Blancs, bailleurs de fonds ou représentants des puissances, pour faire pression.

C’est pourquoi je ne juge pas mes collègues, même quand il leur est arrivé de me faire défaut. Il y en a un, que vous tous vous prenez pour un Françafricain, parce qu’il ne fait pas de bruit, et qu’il ne l’est pas, c’est Paul Biya, au Cameroun. Un jour à l’ONU, à New York, il m’a pris dans ses bras après une intervention à la tribune, et il m’a dit : « Tu es notre fierté.» Après l’affaire de la Syrie, il est allé discuter en Russie pour des accords de Défense. Il a dit un jour : « le Cameroun, c’est le Cameroun.» [Page 64]

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