Jean Ernest Ngalle Bibehe, ministre des Transports du Cameroun.
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Le ministre des Transports du Cameroun réagit après le voyage d’essai du train Express Douala-Yaoundé le 29 avril 2021.

Monsieur le ministre des Transports, une réaction après ce voyage d’essai ?

Vous savez que depuis le 21 octobre 2016, suite à l’accident d’Eséka, nous n’avons plus eu de transport voyageur du train express. Entre-temps le gouvernement de la République a acquis 4 locomotives neuves et réhabilité onze voitures de l’ancien parc Soulé, et ce que depuis le mois d’août 2020. Sous très haute instruction du président de la république, relayée par le Premier ministre chef du gouvernement, nous avons été appelés à effectuer ce jour un test de sécurité de ce Train Express entre Douala et Yaoundé.

Ce que je peux vous dire c’est que, au sortir de ce voyage fort agréable, au cours duquel 4 principales localités ont été couvertes à savoir : Edéa, Eséka, Makak et Ngoumou, nous sommes satisfaits de ce voyage. D’abord sur le plan sécuritaire, assurance nous a été donnée par notre partenaire stratégique. Sur le plan du confort du voyage en lui-même, nous avons constaté que les véhicules ont été complètement réhabilités, tous climatisés, avec une ergonomie de très haut niveau que nous avons beaucoup apprécié. Nous avons apprécié également l’engouement des populations à chacune de ces étapes. Initialement nous avions prévu nous arrêter 2 minutes chaque fois, mais nous avons été obligés de rester un peu plus. C’est un trajet qui doit être d’une durée de 4h à 4h30, mais nous avons mis plus de temps sur le parcours, compte tenu de l’engouement des populations qui apprécie à leur juste valeur cette réalisation de ce jour.

Sur le lancement officiel du Train Express ?

Je puis vous dire tout simplement que, fort de ce que nous avons vu aujourd’hui, de l’engouement de l’assurance qui a été donné par notre partenaire sur le volet surtout sécuritaire qui est l’élément crucial primordial dans une exploitation ferroviaire, nous attendons maintenant, l’annonce du lancement officiel par le Premier ministre, chef du gouvernement. Nous sommes vraiment heureux d’avoir effectué ce voyage qui a été vraiment agréable.

Un Train Express

Qu’en est-il des engagements sur la modernisation du matériel et des infrastructures ?

Le programme d’acquisition est toujours maintenu. Il a été retardé en raison de la taxe sur les revenus qui nous empêchait de nous déployer pour l’acquisition des nouveaux véhicules. Depuis que nous avons obtenu du ministre des Finances que cette taxe soit supportée par le gouvernement sur le budget du ministère des Transports, les vannes sont désormais ouvertes pour nous permettre de procéder à ces réalisations. Le premier investissement qui me vient à l’esprit, c’est l’acquisition d’ici l’année prochaine ou dans deux ans de 25 nouvelles voitures. Nous avons prévu également l’acquisition de 5 modules autorail et tout de suite avec cet avantage comparatif dont nous bénéficions aujourd’hui, cela nous permettra d’acquérir un nombre de voitures plus important encore à très bref échéance. Pour ce qui est de la voie, à certains endroits nous avons constaté encore un ralentissement, mais c’est tout simplement parce celle-ci est en cours de réhabilitation. Quand vous venez de poser un équipement, la vitesse kilométrique doit être réduite. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui. Le Transcam 1 que nous venons d’effectuer, Douala-Yaoundé, est en cours de réhabilitation complète. Il en est de même du Transcam 2 en direction de Ngaoundéré. Bien entendu, c’est un vœu du chef de l’État, c’est de voir cette activité se poursuivre en destination du Tchad. C’est un challenge pour notre partenaire technique mais également pour le gouvernement. Donc je vous rassure sur l’équipement et les infrastructures qui vont connaitre leur plein développement.

N’y a-t-il pas d’inquiétudes à propos du matériel qui pourraient prendre de la rouille en cas de non-utilisation ?

L’objectif de cette visite aujourd’hui était de nous assurer que le volet sécuritaire avait été pris en compte sur les 11 voitures nouvellement réhabilitées. La deuxième chose était de nous assurer que les 4 locomotives neuves étaient bien là et nous les avons bien vues. Et enfin de nous assurer que les 40 voitures acquises auprès de notre partenaire commercial qui est la Chine sont là. Ces 40 voitures nous ne pouvons pas les exploiter parce que le Cameroun et son partenaire stratégique ont obtenu auprès du partenaire chinois un accord transactionnel qui, après le remboursement de la partie chinoise, se voit dans l’obligation de restituer les 40 voitures à la Chine. C’est ce que nous sommes allés voir et nous avons constaté effectivement que ces 40 voitures sont bien immobilisées en attendant que la Chine les récupère.

Entretien mené par S.K.

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