Feu Maréchal Idriss Deby, Président de la République du Tchad et Paul Biya, président de la République du Cameroun
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Les doyens des Chefs d’Etat d’Afrique étaient absents aux obsèques de leur homologue Idriss Deby Itno. Le Maréchal du Tchad, assassiné dans des circonstances encore troubles le 20 avril 2021, a été inhumé trois jours plus tard.

Les présidents Paul Biya du Cameroun, Obiang Nguema Mbassogo de la Guinée Equatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo et Ali Bongo Ondimba du Gabon n’ont pas été aperçus dans la capitale tchadienne pendant les funérailles nationales à leur « frère », en présence du président français, Emmanuel Macron.

Au sommet de ces Etats, il se raconte que l’absence des quatre dirigeants exprimait leur colère vis-à-vis de la France, soupçonnée d’avoir commandité l’assassinat de l’un des leurs. « Ils refusent de se mettre sur la même table que ceux qui ont commandité la mort du Maréchal», souffle-t-on dans les couloirs des palais présidentiels. Un comportement de ‘’rébellion’’ pour faire comprendre à Emmanuel Macron que réserver un accueil chaleureux à un colon en pareille circonstance n’était possible qu’à l’époque de la colonisation, « où tous les dirigeants de la sous-région étaient obligés de venir accueillir leur ‘’patron’’».

Lire aussi : MARÉCHAL IDRISS DEBY ITNO : CE RAPPROCHEMENT AVEC MOSCOU QUI DÉRANGEAIT PARIS

Paul Biya, président de la République du Cameroun, par ailleurs président de la Conférence des Chefs d’Etat de la Cemac, a envoyé son ministre de la Défense (Mindef), Joseph Béti Assomo le représenter en lieu et place du Premier ministre. Cela se traduit par le fait que « si le président Deby est mort sur le champ de bataille, ça veut dire que nous sommes en guerre et c’est au Mindef de poser la gerbe de fleur».

Simon Keng

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