La banque centrale de la Cemac traverse une zone de turbulence depuis quelques années. Nous avons sélectionné quelques difficultés qui la rongent.
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La banque centrale de la Cemac traverse une zone de turbulence depuis quelques années. Nous avons sélectionné quelques difficultés qui la rongent.

Pièces de monnaie

Les pièces de monnaie se raréfient depuis des années. L’institut d’émission ne bronche pas. Du moins, dans les villes camerounaises, le poumon économique de la sous-région Afrique centrale, il n’y a pas l’arrivage de nouvelles pièces de monnaie. Une situation qui asphyxie le secteur informel. En lieu et place des pièces, on nous annonce la mise en circulation prochaine de nouvelles coupures de billets de banque de la BEAC.

Politique monétaire

A l’issue de la conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la Cemac, en novembre 2019 à Yaoundé, il avait été demandé à la BEAC et à la Commission de la Cemac d’ouvrir des réflexions en vue de la mise en place d’une nouvelle politique monétaire commune profitable à la sous-région. Près de trois ans après, on n’en sait pas plus. Ni sur les thématiques, ni sur les assises des experts. Grosso modo, les deux principales structures concernées ne donnent aucune suite.

Retard sur la crypto-monnaie

Depuis l’avènement de la crypto-monnaie en Afrique centrale, la BEAC fait feu de tout bois pour que ses Etats membres n’adoptent pas cette politique monétaire basée sur le numérique. Les opérateurs économiques comme le Camerounais Emile Parfait Simb qui osent s’aventurer dans ce domaine, sont automatiquement combattus et traités d’escrocs, vendeurs d’illusion, adeptes de la pyramide de Ponzi, etc. En proie aux crises sécuritaires depuis des décennies, la République centrafricaine a décidé d’aller vers la cryptomonnaie. Le pays a adopté le Sango coin comme monnaie officielle aux côtés de la monnaie coloniale le FCFA.

Recrutements à scandale

Le sujet défraie la chronique depuis le 1er août 2022. Ce jour, le président des organes décisionnels de l’institut d’émission, le Centrafricain Hervé Ndoba, a instruit le Gouverneur de la BEAC, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli de surseoir au recrutement des cadres lancé par l’institution. A l’en croire, ce processus a été émaillé d’incidents significatifs visant à l’en discréditer. Ce qui n’est pas de nature à instaurer un climat de sérénité au sein de la banque.

 Une synthèse Simon Keng    

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