Chanteuse passionnée, Destiné Bilong nous parle de son amour pour le showbiz et de ses ambitions dans le domaine.
Destiné Bilong : « mon histoire est celle d’une femme de plus de 100 ans ». Photo: DB
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Chanteuse passionnée, Destiné Bilong nous parle de son amour pour le showbiz et de ses ambitions dans le domaine.

Désormais un nom va résonner dans la sphère musicale de manière officielle. Permettez-nous de découvrir qui est l’artiste Destiné Bilong ?

Bonjour, je vous remercie de m’inviter à prendre la parole sur votre antenne/plateau, et de me donner l’occasion de me faire connaître. J’aime me présenter comme une maman, une sœur, une fille, qui aime et pratique la musique depuis toujours, comme deuxième passion, la première, celle dont je vis, étant la restauration. Partie très jeune de mon Cameroun natal, avec une certaine pratique du chant gospel, je me suis diversifiée et enrichie des musiques du monde, au gré des rencontres, des expériences heureuses ou malheureuses, pour arriver à m’épanouir aujourd’hui j’espère, comme auteur compositeur de musiques du monde.

Quels sont vos débuts dans la musique ? Et quel a été le déclic ?

J’ai été plongée dans la musique, dès le berceau. Il faut dire que le chant c’est une histoire de famille. En effet, étant issue d’une famille chrétienne protestante, j’ai toujours entendu chanter autour de moi, d’aussi loin que je me souvienne. Il semblerait que je dirigeais déjà les chants de la chorale Jesus Friends de ADNA à l’âge de 9 ans. Mon grand frère, le regretté Danny Bilong, que beaucoup connaissent et qui nous a quitté récemment était un grand batteur. Puis j’ai pris l’habitude d’écrire des textes, pour exprimer mes états d’âme : aussi bien la joie que la tristesse. Mais le déclencheur c’est surtout les blessures de la vie, et d’autres choses que je ne citerai pas ici. Le début de ma carrière musicale commence véritablement, avec l’écoute d’un jeune musicien : Armand ENGO SOLO, mon arrangeur 16 étoiles. C’est lui qui m’a poussée à aller en studio, pour produire des albums, le premier étant Aime. Ensuite il y a eu Amour, Jalousie, et aujourd’hui, Assiko.

Quels sont les titres de votre album Les Mets de M’MA et pourquoi ce titre ?

Les Mets de M’MA-Sucré Salé, est un titre dans l’album Aime, qui est mon premier album. Je l’ai écrit tout simplement parce que je ne voulais plus avoir de revendication de Youtube par rapport à d’autres artistes. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas écrire ma propre chanson pour mes menus. Et c’est comme ça que j’ai commencé à trouver des paroles pour Sucré Salé les mets de Mma, et en faire une chanson de menus.

Les thèmes que vous traitez parlent de la société, de l’amour, de l’amitié, des déceptions, des coups de foudre. Dites-nous en plus ?

Les thèmes que je traite dans mes œuvres sont effectivement basés sur les réalités de la société ; comme l’amour, la déception, les coups durs de la vie. Mon histoire est celle d’une femme de plus de 100 ans. Alors quand on a 100 ans, on a de la matière, on peut se servir dans sa vie: les injustices de la vie, des gens, de la déception, beaucoup de choses, des objectifs pas atteints et de grandes joies comme la naissance des enfants et des belles rencontres. Je peux traiter aussi dans mes albums à venir, de choses visuelles ou l’écoute vis-à-vis des gens.

Le titre L’Amour d’une Mère est fort évocateur dans un Assiko assez enlevé. Un retour aux sources ? Quels sont les rapports que vous entretenez avec les autres artistes musiciens à l’étranger et au Cameroun votre terre natale ?

Le titre Amour Inconditionnel d’une mère : vous savez que, une maman est tout. Une maman, c’est la joie, c’est la vie. Quand ta mère te donne la vie, elle se sacrifie elle-même. Elle fait tout. Elle fera tout pour que tu sois une personne, elle te conduira jusqu’à l’âge adulte. Il y a des enfants qui oublient cet amour, qui oublient le sacrifice d’une mère, et oublient que leur mère pourrait donner sa propre vie pour eux. Vous savez, même les pires assassins de ce monde ont une mère, et leur mère les aime toujours. Rares sont les mères qui n’aiment plus leurs enfants, même après les pires choses dans la vie. Mais le cœur d’une mère reste toujours ouvert, malgré toutes les déceptions que son enfant peut lui apporter ou tous les malheurs que son enfant peut lui infliger. Personnellement en tant que mère, je m’émerveille tous les jours de voir mes enfants, et je remercie l’éternel de me les avoir confiés.

Un retour aux sources, certainement en vraie camerounaise, fière de l’être, j’avais depuis longtemps envie de produire une chanson dans un rythme traditionnel de chez nous. C’est fait aujourd’hui, avec un rythme bassa, qui rappelle mes origines. Mes rapports avec les autres artistes, sont très fructueux.

Au Cameroun, bien que n’étant pas sur place, je travaille avec mon équipe de choc. J’aurais pu travailler avec une équipe là où je vis, mais j’ai préféré garder l’équipe qui a lancé ma carrière musicale, et c’est l’occasion de leur rendre hommage : Armand Engo Solo, mon arrangeur 16 étoiles, mes choristes (…), mes musiciens du studio (…), Fanaldi qui a arrangé mon premier album. Mais je ne peux pas minimiser l’influence des autres musiciens sur ma musique. C’est le cas des anciens comme Jean Bikoko Aladin, Eboa Lottin, ou de ma génération et des plus jeunes : Belka Tobis, Defense, X-Maleya, Meywey, Alpha Blondy, Daouda à qui j’ai rendu un hommage avec la chanson le mari de ma patronne. Je pense aussi à la grande sœur Grâce Decca, et les petites sœurs comme Lady Ponce que j’admire beaucoup parce qu’elle est une bosseuse, Josey, Yemi Alade, et Charlotte Dipanda, avec qui je rêve de chanter en featuring. Plus loin, il y a des artistes, comme Céline Dion, ou Beyonce.

Comment alliez-vous travail et showbiz puisque vous êtes restauratrice ?

Le travail de restauratrice/traiteure, et le showbizz, tout va ensemble, parce que je fais les deux en même temps, j’ai toujours tout près de moi, un enregistreur ou un stylo pour pouvoir écrire les paroles qui me viennent, ou une mélodie qui me vient tout de suite, comme çà. J’attrape mon enregistreur et j’enregistre la mélodie. C’est deux métiers que j’aime énormément. Je donne plus de temps à l’autre parce que la musique c’est plus un loisir pour moi. Mais j’ai décidé de partager ces œuvres que je fabrique, que j’écris. Je sais qu’à mon premier album qui a été réalisé par Fanaldi, il m’a dit un jour de ne pas m’asseoir sur les œuvres que j’écris. Il m’a demandé ce que j’allais en faire. J’ai répondu que je ne savais pas, que j’allais les écouter. Il m’a dit, tu écris de la musique pour écouter ? Tu ne voudrais pas faire partager ? Alors peut-être que je ne donne pas beaucoup de temps au showbizz, il y a des raisons aussi. J’aime beaucoup mes deux métiers, et l’un ne va pas sans l’autre. Quand, je suis dans ma cuisine, je suis émerveillée, j’ai la force. Quand je chante, je sors de mon corps. Ces deux choses, je les fais au même moment pratiquement. Parce qu’il peut m’arriver de laisse mon couteau et d’aller écrire un texte parce que ça vient tout de suite. Et je peux écrire des albums, parce que j’ai toujours quelque chose qui vient, l’inspiration. Quelque fois, je la fais taire, et elle me laisse un peu tranquille, parce que je dois me concentrer sur le travail de traiteur, car j’en ai besoin pour faire de la musique.

Quels sont vos projets à court, moyen ou long terme ?

Mes projets sont déjà de me faire connaître, à court terme ou à long terme, et de sortir des albums, parce que je n’ai plus 15 ans. Je ne peux pas attendre 20 ans pour sortir mes œuvres, et avoir des avoir des relations avec les autres artistes.

Entretien mené par P.B.

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