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L’entreprise  vend 41% de ses actions sans dédommager ses employés.  

La société Cameroon Oil Transportation compagny (Cotco) perd l’un de ses plus importants actionnaires. Dans une note parvenue à notre rédaction ce mercredi 22 décembre 2021, l’on apprend que ExxonMobil, l’un des plus grands raffineurs et distributeurs de produits pétroliers au monde dont la filiale locale opère entre le Tchad et le Cameroun, cède 41% de ses actions dans Cotco à Savannah Energy, une entreprise spécialisée dans la réalisation de projets d’énergie matérielle en Afrique.

Savannah le confirme d’ailleurs dans un tweet le 2 décembre 2021 dans lequel elle «annonce les travaux finaux sur le projet d’acquisition au Tchad et au Cameroun avec l’intention de publier un document d’admission AIM vers le 17 décembre 2021 et de chercher à rétablir la négociation des actions ordinaires de la Société sur AIM par la suite ».

Indemnité transactionnelle de 12 500 000 FCFA

Le 18 novembre 2021, une réunion entre le collectif des travailleurs de la société Cotco, son directeur général Xavier Folch, en présence d’Angélique Sankep, délégué régional du travail et de la sécurité sociale du Littoral s’est tenue à Douala.

Dans le procès-verbal dont nous avons eu copie, le collectif des travailleurs demande «que les dispositions de l’article 42 du Code du travail reprises dans les accords statutaires de Cotco soient appliquées par la société dans le cadre de la gestion du volet social, consécutivement à l’annonce d’ExxonMobil, de son intention de céder ses intérêts à hauteur de 41% dans le capital de Cotco, à une nouvelle société dénommée Savannah Energy PLC», peut-on lire dans ce document de deux pages.

Pour ses membres qui souhaitent voir leurs contrats maintenus, le collectif exige «une indemnité transactionnelle fixe de douze millions cinq mille (12 500 000) FCFA par employé, soit une indemnité transactionnelle variable de cinq millions (5 000 000) FCFA par année d’ancienneté. L’allocation d’une prime de bonne séparation dont le montant varie de trois à onze mois de salaires en fonction de l’ancienneté ». Il poursuit : «Pour les travailleurs ayant exprimé la volonté de rompre leurs contrats de travail : licenciement normal de tout employé ayant plus de deux ans d’ancienneté : paiement de tous les droits et conventionnels…»

Malheureusement, affirme une source du collectif, ExxonMobil refuse «de négocier et de payer les employés conformément à l’article 42 du Code de travail camerounais et veulent imposer la loi française avec les avocats français».

S.K.

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