Des syndicats du secteur plaident pour la fluidité du trafic dans la sous-région.
Atelier Cemac
- Advertisement -
Des syndicats du secteur plaident pour la fluidité du trafic dans la sous-région.

Rouler à destination du plein épanouissement des transporteurs et de la fédération de l’action syndicale dans le secteur des transports en Afrique centrale. Tel est la finalité du séminaire tenu du 3 au 5 février 2020 dans la capitale économique camerounaise. A l’initiative de la Fédération internationale des ouvriers du transport(ITF), en partenariat avec l’Association internationale de solidarité des travailleurs (AIST), la rencontre a permis de pousser des réflexions sur la situation du transport dans la sous-région Afrique centrale.

Baptisé « atelier de planification stratégique du projet ITF-AIST Afrique centrale hubs et corridor phase1 Douala- Ndjamena », ce rendez-vous a connu la participation des experts venus du Gabon, du Congo Brazzaville, du Tchad, de la Centrafrique et du Cameroun. Une occasion d’explorer de nombreuses pistes visant à faciliter le transport et le transit dans la sous-région. La synergie des mouvements syndicaux et le respect des droits des conducteurs routiers étaient au centre des préoccupations.

Les assises de Douala interviennent au moment où de nombreux mouvements syndicaux pullulent sur le terrain, fragilisant ainsi l’action syndicale.

Au Cameroun par exemple, les chiffres parlent de plus d’une dizaine de syndicats dans le secteur. Une multiplicité qui n’arrange pas pour autant la situation des conducteurs routiers et des dockers, qui demeurent les enfants pauvres du secteur des transports.

Absence des contrats de travail, salaires de catéchiste, absence des prestations sociales, autant de précarités juridique, sociale et salariale que condamne le responsable ITF Afrique francophone et Cedeao, le sénégalais Bayla Sow. Ce dernier recommande, tout comme ses confrères de la CGT Liberté Cameroun et l’OSTAC, « une mutualisation pure et simple de l’action syndicale ».

Au-delà de la mise en place d’une vraie justice sociale, la promotion des droits syndicaux et le renforcement de la solidarité syndicale, l’atelier de Douala a révélé que 80 à 90% du trafic des personnes et des biens est assuré par le transport routier. C’était également le lieu de recenser tous les obstacles qui retardent la fluidité du trafic en zone Cemac.

Elthon Djeutcha

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here