Luc-Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce du Cameroun
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Siphonage de bouteilles de gaz, conditionnement archaïque d’eau minérale, whiskies frelatés,…sont autant de scandales exposés sur les nouveaux médias qui ont réveillé le ministre du Commerce ces dernières semaines. A croire que le ministère n’a pas une cellule de veille. Sans ces nouvelles formes de communication, le consommateur camerounais peut tranquillement continuer à avaler du poison.

Un constat se dégage depuis quelques mois au Cameroun: la Brigade nationale des contrôles et de la répression des fraudes du ministère du Commerce n’est actionnée que lorsqu’une vidéo sur la contrefaçon ou la contrebande devient virale sur les réseaux sociaux.

Les scandales les plus connus au Cameroun ces dernières semaines sont ceux qui sont passés par ces nouveaux canaux de communication. Ce qui laisse croire que sans RS, le consommateur camerounais est livré à lui-même.

Au-delà des scandales soulevés ces temps par les associations de défense des droits des consommateurs et des internautes et relayés par les médias classiques comme le conditionnement artisanal des bonbonnes et bouteilles d’eau Sano à Douala, le siphonage des bouteilles de gaz en février, ou encore la découverte des foyers de frelatage des vins, liqueurs et spiritueux à Yaoundé, il existe plein d’autres scandales qui sommeillent dans les tiroirs de nos administrations. Le ministre du Commerce, Luc-Magloire Mbarga Atangana qui occupe ce poste depuis 2004, a l’obligation de garantir à la population des produits propres à la consommation.

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Malheureusement, on constate que la santé du consommateur camerounais se détériore chaque jour du fait des produits de consommation de très mauvaise qualité. Les supermarchés sont un fief non négligeable. Si le ministre et ses équipes effectuaient des visites inopinées tous les jours dans les grandes surfaces du pays, il y a longtemps que certains promoteurs de ces lieux de commerce auraient déjà fermé boutique. Eux qui truquent les dates de péremption des boites de conserves, vendent des poulets, viandes, saucisses,…de qualité douteuse. Si les équipes de contrôle du ministère du Commerce étaient objectives dans leur démarche et soucieuses de notre santé, certains produits n’existeraient plus sur les rayons.

Combien de faux médicaments inondent nos marchés ? Combien de faux laits de toilettes sont vendus aux Camerounais ? Nous consommons tellement le faux avec la complicité de certains collaborateurs du chef de l’Etat, Paul Biya, qu’on ne sait plus à quel saint se vouer.

Et si le temps était venu pour chaque contrôleur de faire objectivement son travail, sachant qu’il a un salaire à la fin du mois ? Et si le temps était venu d’effectuer des descendes inopinées dans les hôpitaux, marchés et grandes surfaces pour s’assurer que le Cameroun est à l’abri des poisons. Et si le temps était venu de s’assurer que les pains, gâteaux, chocolat et biscuits fabriqués localement ou à l’étranger et mis à la disposition du consommateur camerounais sont de bonne qualité ? Et si le ministre Luc-Magloire Mbarga Atangana n’attendait plus des vidéos sur les RS avant de faire son travail ?

Avec l’ouverture de notre pays au reste du monde, le patron du Commerce, doit mouiller le maillot, même sans les caméras pour garantir une alimentation saine à la population.

Si tout le monde n’a pas les moyens de se faire soigner dans les plus grands hôpitaux du monde après une simple infection gastro, Mbarga Atangana pourrait au moins diminuer nos souffrances en mettant au pas tous les gros pollueurs de nos marchés.

Didier Ndengue

 

 

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