Une session de travail sur la gestion des eaux du Logone s’est ouverte hier mercredi 24 novembre 2021 dans la capitale économique camerounaise.
Une session de travail sur la gestion des eaux du Logone s’est ouverte hier mercredi 24 novembre 2021 dans la capitale économique camerounaise.
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Une session de travail sur la gestion des eaux du Logone s’est ouverte hier mercredi 24 novembre 2021 dans la capitale économique camerounaise.

Les conflits liés à l’accès aux ressources dans le sous Bassin du Logone se sont exacerbés avec les aléas climatiques. Le lac connaît un important rétrécissement et ne couvre plus que moins d’un dixième  de la superficie qu’il occupait il y a 40 ans. En août dernier, un conflit entre pêcheurs Camerounais et Tchadiens lié à l’accès aux ressources halieutiques dans le Logone Birni, a fait 12 morts et 48 blessés.

Ce mercredi 24 novembre 2021, une rencontre s’est ouverte dans la capitale économique camerounaise pour tenter de trouver une solution définitive aux conflits dans le Logone. La rencontre de trois jours vient à point nommé selon les participants. «Nous avons mis sur la même table les différentes parties prenantes dans la gestion du sous bassin du Logone afin de partager les avis et surtout de matérialiser la coopération entre le Cameroun et le Tchad par des propositions», explique Amini Magaji Balla, chef de division gestion des ressources naturelles de la Commission du bassin du Lac Tchad, qui couvre 8% du continent et abrite plus de 30 millions de personnes. Cette population vit essentiellement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le dialogue de Douala entre Camerounais et Tchadiens devrait permettre de mettre un terme aux conflits d’intérêt qu’elle traverse. Pour l’Union Internationale pour  la Conservation de la Nature (UICN), la solution passera automatiquement par cette voie. «L’UICN à travers son projet Bridge, facilite le dialogue et la communication entre les personnes qui utilisent ces eaux», rappelle Armel Mewouth, Bridge Project Coordinator.

Partage équitable des bénéfices

A la question de savoir comment le partage des bénéfices générés par ces eaux se fera, Rebecca Welling, conseillère en infrastructures naturelles à l’UICN explore quelques pistes de solution : «La mise en œuvre du partage des bénéfices va au-delà de la négociation de volumes d’eau alloués à différents besoins. Elle ouvre un dialogue pour apprécier la gamme de bénéfices disponibles dans un bassin hydrographique et comment ceux-ci peuvent être distribués et partagés entre les parties prenantes».

Les participants au dialogue en cours espèrent retrouver la sérénité après la rencontre de Douala. «Ces derniers temps, les conflits autour du fleuve Logone vont grandissant. Mon souhait à la fin de cet atelier est d’arriver à un partage équitable entre le Cameroun et le Tchad dans la gestion des eaux du Logone. Les participants doivent faire des recommandations qui aident les deux pays à bien gérer ce fleuve», s’impatiente Nathalie Somté Natoyallah, directrice adjointe de pêche du Tchad.

Blaise Ngagning Kiam, stagiaire

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