Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac
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Recherche de sources additionnelles, financement de projets intégrateurs et du plan de relance post-Covid, promotion de la jeunesse et de la société civile de l’Afrique centrale… Contre vents et marées, le président de la Commission de la Cemac ne ménage aucun effort pour redonner un nouveau souffle de vie à l’institution dont il a la lourde charge depuis 2017. Revisitons quelques réalisations de l’année qui tire à sa fin.

«Nous avons surpris le président de la Commission de la Cemac, Pr Daniel Ona Ondo, en train de travailler devant une pile de dossiers ce samedi 6 novembre 2021. Un exemple d’abnégation qui force notre admiration pour le premier responsable de la Commission de la Cemac », écrit la direction de la communication de la Commission de la Cemac sur sa page Facebook le 6 novembre 2021.

Cette image résume le quotidien du haut commis de l’Etat gabonais qu’est le professeur Daniel Ona Ondo. Depuis sa nomination à la tête de la Commission par les Chefs d’Etat en 2017, ce féru de l’économie épluche dossier après dossier pour trouver les solutions aux nombreux projets intégrateurs de la Cemac qui piétinent depuis belle lurette.

Malgré les goulots d’étranglement et les crises multiformes que traverse la région, Ona Ondo a fait de la recherche des financements pour matérialiser les projets intégrateurs et rendre effective la libre circulation des personnes et des biens son cheval de bataille. Malgré la piètre contribution de certains Etats de la communauté, il a engagé 3, 8 milliards de franc CFA pour le financement des projets intégrateurs, plus de 2 milliards pour les études routières.

Il a réussi à mettre en place un mécanisme de reversement intégral de la Taxe communautaire d’intégration (TCI) par le Gabon, à la différence de ceux qui ne cotisent plus depuis longtemps, malgré la présence de leurs commissaires au sein de la Commission. Les experts de la Commission permanente de l’harmonisation fiscale et comptable (CPHFC) l’ont reconnu dans le compte-rendu de leur récent séjour à Douala : «Il a été relevé que le Gabon applique le mécanisme de reversement de la TCI mis en place par la Communauté et cela donne des résultats satisfaisants», peut-on lire.

Performances 

Un diplomate en service au sein de la Commission de la Cemac nous liste quelques réalisations sous Daniel Ona Ondo : « La mise en place de la Cour des comptes, le Free roaming, le financement en partie du plan de lutte contre le Covid-19 et le plan sous-régional de relance de l’économie.» Si la liste n’est pas exhaustive, l’on constate que des réflexions sont menées sur plusieurs autres projets intégrateurs.

Dans le cadre de la recherche des sources alternatives pour leur financement, la treizième session ordinaire de la CPHFC s’est tenue du 2 au 4 novembre 2021 à Douala. Elle a examiné les possibilités de mise en place d’une Taxe communautaire sur les appels téléphoniques (Tact) en zone Cemac. Sous l’impulsion du Pr Daniel Ona Ondo, les assises étaient présidées par Michel Niama, Commissaire en charge du marché commun au sein de la Commission.

A la fin desdits travaux, les représentants des six Etats membres (Cameroun, Centrafrique, Gabon, Congo, Tchad, Guinée Equatoriale) ont opté pour un prélèvement journalier de 50 FCFA sur chaque appel téléphonique. Cette taxe qui concerne environ 50 millions de personnes, pourrait rapporter, si elle est approuvée par les chefs d’Etat, jusqu’à 300 milliards de franc CFA à la Cemac.

Valorisation des compétences

On pourrait y rajouter sur le plan humain «la promotion de la jeunesse en recrutant près d’une vingtaine de fonctionnaires qu’il ne connait ni d’Adam, ni d’Eve.» En outre, bien qu’ayant occupé les plus grands postes de responsabilité dans son pays, excepté de président de la République à laquelle il n’aspire d’ailleurs pas selon certaines indiscrétions, Daniel Ona Ondo est resté modeste. La gabegie financière ne faisant pas partie de son mode de vie, il opère, dès 2018, une révolution au sein de l’institution dont il a la lourde charge en supprimant les caisses d’avance. « Sauf mission à l’international, il n’y a plus de caisse d’avance», affirme, ce dimanche 14 novembre 2021, une source contactée par La Plume de l’Aigle à Malabo ; où les bureaux de la commission sont basés depuis quelques années.

Dans la même mouvance, l’on se souvient qu’avant son arrivée, les fonctionnaires de la Commission ont fait jusqu’à cinq ans d’errance à cause de l’instabilité à Bangui, siège de l’institution communautaire. «On a fait 5 ans d’errance. C’est-à-dire 5 années de vacuité sur tous les plans sauf pour ceux qui le critiquent aujourd’hui et qui s’en sont mis plein les poches », témoigne un autre fonctionnaire de l’institution en séjour à Yaoundé. Rappelons que Daniel Ona Ondo a fait autant avec seulement, apprend-on, «un budget de fonctionnement de 17%». Seuls les génies en économie sont capables d’un tel exploit!

Didier Ndengue

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