Pr Daniel Ona Ondo, Président de la Commission de la Cemac
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La 36e session du comité inter-Etats se tient par visioconférence du 23 au 25 janvier 2021. Elle précède le conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale du 27 janvier prochain.

Les travaux de la 36e session du comité inter-Etats de l’Union économique d’Afrique centrale (Ueac) se tiennent par visioconférence du 23 au 25 janvier 2021. La réunion a été ouverte par Charles Assamba Ongodo, président du comité inter-Etats. Avant son mot de circonstance, le Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac va dresser le bilan sanitaire et économique de la communauté.

En 2020, le patron de l’institution communautaire rappelle que la pandémie du nouveau coronavirus a paralysé les activités économiques des pays de la sous-région Afrique centrale, qui ont également été frappés de plein fouet par la chute du prix du pétrole. Ces chocs se sont « traduits par une contraction d’une ampleur inédite de l’économie de la zone Cemac de l’ordre de -3,1% », constate l’économiste en chef de la Commission de la Cemac.

Les mesures barrières adoptées par les gouvernements ont eu un impact considérable sur tous les domaines d’activité. Le secteur informel n’y a pas échappé. Sur le plan sanitaire proprement dit, le Pr Daniel Ona Ondo se réjouit de la stratégie de riposte mise en place par les Etats pour freiner la propagation du virus à l’échelle régionale. « Nos pays s’en sortent mieux que l’hécatombe annoncée », se félicite-t-il.

Lire aussi : DANIEL ONA ONDO: ”LA POURSUITE DE LA CONSTRUCTION DE L’ESPACE COMMUNAUTAIRE EST UNE RESPONSABILITÉ À LAQUELLE NOUS NE DEVONS PAS FAILLIR”

Si les économies ont été fragilisées par ces deux chocs, le président de la Commission de la Cemac voit des « signes d’espoir » à l’horizon, malgré l’annonce d’une nouvelle vague de la pandémie. « Je m’en veux pour preuve la vitalité de certaines branches d’activités qui ont pu résister, la poursuite certes moins vigoureuse, des investissements dans les services et aussi, des initiatives qui se développent ici et là, dans les domaines de la production, la transformation et la commercialisation des produits du terroir », argumente Ona Ondo.

Taxe communautaire de l’intégration

Le projet de budget de la communauté pour l’exercice 2021 a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 89 224 324 324 973 FCFA contre 88 230 068 283 FCFA en 2020, soit une légère hausse de 1, 13%, « sous l’hypothèse d’une amélioration des ressources propres et d’une mobilisation plus efficace et accrue des concours extérieurs ». L’une des préoccupations majeures des dirigeants de la commission reste les cotisations des Etats membres pour financer les projets intégrateurs. Les arriérés de la Taxe communautaire de l’intégration (TCI) sont estimés à environ 80 milliards de FCFA à fin 2020. Sur le plan des perspectives économiques, le président de la Commission apprend qu’il « est prévu un redressement attendu en 2021 de l’évolution du PIB dont la croissance atteindrait +3% », avant de nuancer : « Cependant cette évolution pourrait être fortement contrariée par la reconduction des mesures de restrictions imposées par la résurgence de la pandémie à travers le monde ».

Cette année, il est essentiellement question de consolider les acquis et surtout de « faire de cette crise, une opportunité de développement de nos Etats et d’accélération du processus d’intégration régionale », encourageait Alamine Ousmane Mey, président du conseil des Ministres de l’UEAC, lors de son discours d’ouverture de la 35e session ordinaire dudit conseil tenu le 10 août 2020.

Simon Keng 

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