Un rebelle traqué en RCA
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Face aux hommes lourdement armés se réclamant de la Coalition des patriotes pour le changement (Cpc), le chef de l’Etat centrafricain reste ferme.

Depuis la réélection de Faustin-Archange Touadera, les rebelles sont sortis de leurs trous et sont devenus de plus en plus nuisibles. Plus nombreux et lourdement armés, ils font des victimes presque chaque jour dans les zones reculées du pays. Bangui, fief des institutions, reste la ville la plus protégée. Elle est convoitée par la Coalition des patriotes pour le changement (Cpc), une rébellion proche de l’ancien chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé.

La nuit dernière, les assaillants ont attaqué « derrière la colline de Koukoulou, Vodambala et Pindao », rapproche une source à Bangui.

Les rebelles ont été repoussés par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) et Russes. Ils ont été dispersés dans les quartiers environnants. Des coups de feu ont été entendus à PK 12, PK 11 et PK10. Environ 227 assaillants ont été arrêtés pendant cette opération. « Un témoin m’a confirmé avoir vu une dizaine d’hommes avec des armes et des machettes  passer près de sa concession », rapporte une source sécuritaire.

Une autre attaque a été repoussée vers Bimbo, entrée Sud. Après ces multiples attaques, Faustin-Archange Touadera reste serein. Le président de la République n’est pas prêt à céder aux pressions de ceux qui seraient « soutenus par la France », selon certaines sources.

Le président rassure sa population que l’époque où on pouvait venir massacrer les pauvres populations centrafricaines sans être inquiété est révolue. Le pays doit tourner cette triste page de son histoire pour se concentrer sur son développement.

Au moment où le chef de l’Etat rassure, l’Organisation des Nations-Unies (Onu) qui a déployé ses soldats sur le territoire centrafricain depuis des années, entretient un flou total. Veut-elle réellement mettre fin à cette crise ? Le plus curieux est que l’institution internationale met le pays sous embargo alors que les rebelles sont de plus en plus armés. Par qui ?

Plusieurs études ont démontré que les rebelles qui sèment la pagaille en Centrafrique depuis des années, sont entretenus par les multinationales qui exploitent les ressources naturelles de ce grand pays de l’Afrique centrale. Une armée désarmée peut-elle combattre et vaincre une rébellion lourdement armée?

Simon Keng

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