Pour contribuer à son émancipation, la filiale camerounaise de la multinationale française dote l’association spécialisée dans l’industrie du textile d’une enveloppe de 10 000 euros.
Mohamed Diop, Directeur régional Golfe de Guinée de Bolloré Transport logistics (en costume) et Joël Epiphane Wega, président de l'association Kaba. Crédit photo: La Plume de l'Aigle
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Pour contribuer à son émancipation, la filiale camerounaise de la multinationale française dote l’association spécialisée dans l’industrie du textile d’une enveloppe de 10 000 euros.

Le groupe Bolloré vole au secours de l’entrepreneuriat jeunes. A travers son programme de solidarité  baptisé « Earthtalent » mis sur pied en 2008, le top management de la multinationale française apporte un appui conséquent aux jeunes porteurs de projets africains. Après avoir participé à la formation de 1000 jeunes dans les métiers du numérique en soutenant la start-up camerounaise Ecolia Labs avec un chèque de 10 millions de francs CFA, en 2019, Bolloré Transport et logistics (BTL) remet ça ce mardi 17 novembre 2020 avec Kaba.

L’ONG spécialisée dans l’industrie textile depuis sa création en 2014,  reçoit un chèque de 10 000 euros (6, 5 millions de francs CFA) pour développer ses projets. La signature de la convention de mécénat BTL et Kaba a lieu à l’immeuble siège du groupe à Douala.

« Vous savez on vit une conjoncture assez difficile, mais on doit appuyer la jeunesse, il faut appuyer les meilleurs projets. Donc nous sommes preneurs des projets comme Kaba, des jeunes qui ont des projets dans différents domaines, qui peuvent porter, qui sont pourvoyeurs d’emploi, nous serons à leur écoute….Nous pensons que le Cameroun est un pays jeune, un pays de talents », explique Mohamed Diop, directeur régional Golfe de Guinée (Cameroun, Centrafrique, Guinée Equatoriale, Tchad) de BTL.

A sa création, Earthtalent s’inscrivait dans le cadre des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement), ancêtres des ODD  (Objectifs du développement durable) de l’Onu. Son but était d’agir en faveur de l’autonomisation des femmes. Mais depuis 2018, le projet a une nouvelle ambition qui consiste à soutenir la jeunesse en donnant la priorité aux organisations d’intérêt général engagées dans l’entrepreneuriat dans les 129 pays où le groupe est implanté. Il apporte également un appui financier aux projets ayant un impact social significatif aussi bien pour les bénéficiaires que pour les communautés locales.

80 jeunes à former

Habillé par les ateliers Kaba, le président de l’association éponyme, Joël Epiphane Wega, tout excité au moment de parapher les documents, déclare qu’au-delà « du contrat de partenariat que nous signons aujourd’hui, notre fierté est d’être accompagné par un groupe bicentenaire, un groupe qui est un exemple d’innovation mondiale dans l’énergie, le transport et la communication. Un groupe composé de femmes et d’hommes exceptionnels qui nous font croire en nos actions au quotidien».

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Le dirigeant associatif explique que la dotation de ce jour va permettre à Kaba de former 80 jeunes du  Cameroun, Congo Brazzaville et RD Congo aux métiers du textile ; moderniser l’atelier principal par l’achat d’équipement (piqueuses, boutonnière, table de coupe…) ; renforcer l’apprentissage des artisans sur le process digitaux (formation sur des machines industrielles…) ; développer le réseau de distribution par la création de nouvelles offres de produits (tenues professionnelles et commerciales). A l’en croire, le volume annuel d’importation de textile usée au Cameroun est estimé à 48 milliards de FCFA.

Signature de la convention de partenariat entre Bolloré et Kaba. Crédit photo: LPA

Satisfecit

Kaba forme et recrute des talents. Arrivée au sein de l’association en tant que styliste modéliste il y a un an, Michèle Ngwissi a rapidement gravi les marches.  Aujourd’hui, elle est cheffe d’atelier. « Je suis arrivée à Kaba en tant que styliste modéliste à peine diplômée, il y a un an. J’ai bénéficié d’une formation en stylisme et modélisme. Je forme aussi d’autres apprenantes. La formation m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances en ce qui concerne le stylisme et le modélisme. J’ai manipulé le textile que je connaissais seulement de nom. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai progressée dans les ateliers Kaba », se félicite-t-elle.

Flavien Kouatcha, chef d’entreprise, est client Kaba : « En fait, on a beaucoup de jeunes qui font des métiers et qui sont très talentueux, mais on a souvent les problèmes de délai, de modèle, parfois vous passez la commande d’un vêtement, non seulement il ne vous est pas livré à temps pour un évènement particulier, en plus le modèle que vous avez demandé est modifié en cours de route sans que vous ne soyez informé. La différence entre ces autres jeunes et ceux qu’on a chez Kaba, c’est en fait qu’ils ont réussi à mettre en place un écosystème de jeunes volontaires qui mettent le client au centre de leurs intérêts. Aujourd’hui j’ai pris un contrat d’abonnement chez Kaba, c’est-à-dire que tous les mois, ils me livrent entre un et deux vêtements en fonction des évènements auxquels je dois participer parce que ça me plaît de m’habiller chez eux et je trouve qu’il faut soutenir cette dynamique jeune qui est mise sur pied avec une vision sur le long terme. Le rapport qualité prix est très intéressant ».

Didier Ndengue

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