Auto-emploi : les diplômés chômeurs camerounais à l’école entrepreneurial de l’Upae
Auto-emploi : les diplômés chômeurs camerounais à l’école entrepreneurial de l’Upae
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Auto-emploi : les diplômés chômeurs camerounais à l’école entrepreneuriale de l’Upae

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La problématique des diplômés chômeurs a constitué le menu des échanges de la dernière session de l’Université populaire Afrique évolution, le 9 février 2023 à Douala.

Les statistiques ne sont pas reluisantes. Le taux de chômage des jeunes de 15 ans à 24 ans titulaires d’un diplôme supérieur au Cameroun s’élève à 61, 2%. Il est de 30, 4% pour les jeunes  détenant un diplôme de niveau moyen et de 12% pour ceux n’ayant aucun diplôme. Autrement dit, « plus on est diplômé, moins on a de chance de trouver un emploi du fait notamment du décalage entre les formations et les  attentes des entreprises  en matière de compétence professionnelle ». Renforçant cet argument, le chef de l’Etat Paul Biya dans son adresse à la jeunesse le 10 février 2023, à l’occasion de la 57e édition de la fête de la jeunesse va reconnaître que  « toutes les entreprises du public et du privé ne pourront pas absorber la masse de jeunes diplômés qui sort des écoles et universités chaque année ».

C’est  précisément pour inverser cette tendance que l’Upae a choisi comme thème de sa  4e session professionnelle le 9 février 2023 : « Corruption, incivisme obstacles à l’émancipation des pays africains.  Contribution pour une jeunesse responsable et entreprenante : cas du Cameroun ». Au cours de cette formation dans l’Amphi 6-7 du campus annexe de l’IUEs/Insam à Ndokoti, les élèves des classes terminales et étudiants  de la ville de Douala ont été abreuvés sur le réarmement moral par Dr Marcelle Simo, sociologue  qui leur a fait voir les inconvénients de la corruption de l’incivisme dans le développement personnel et collectif. Dr Ambroise Louison Essomba, juriste, a insisté  sur la nécessité de s’éduquer et de connaître ses droits pour mieux avancer. Pour l’universitaire, il faut « être mieux organisé  pour avancer », comme dira  le chef de l’Etat le 10 Février à 20h.

S’inspirer des modelés des professionnels et hommes de terrain

Afin de s’assurer que ces jeunes diplômés et futurs diplômés ne viennent pas grossir les rangs des chômeurs,  pas moins de trois experts de haut vol de l’Université populaire Afrique évolution (Upae) ont exposé devant ces jeunes. Revenant sur leurs parcours, les difficultés rencontrées, les méthodes utilisées pour les surmonter ou les contourner, les obstacles, la transformation des situations même difficiles en opportunités, l’autodidacte  Jean Claude Dongmo Tanda, aujourd’hui expert bois et Pdg de Super Ameublement Sarl, et trois fois vainqueur du prix du meilleur sculpteur du Cameroun, a entretenu les participants sur « la résilience, la déterminationla nécessité de se former à un métier en parallèle de ses  études et surtout la nécessité d’entreprendre même en partant de rien du tout ».  Antoine Djomo, diplômé de l’enseignement supérieur, mais qui a commencé comme vendeur dans une boutique pour être aujourd’hui Pdg de Mad communication, une des meilleures imprimeries au Cameroun et d’une école de formation dans les métiers de l’imprimerie, a renchéri sur « le culte de l’effort de l’endurance, de la privation des plaisirs inutiles et éphémères et distrayant pour se concentrer sur l’essentiel, sa formation professionnelle et surtout entrepreneuriat ».

Serge Henri Kelbe, Ingénieur Polytechnicien Pdg de Matrix Power , a mis en exergue ses études aussi bien au Cameroun que dans plusieurs pays européen et Nord-américain,  son retour au pays natal pour entreprendre dans l’électricité. Il a invité ces jeunes à identifier dès à présent le besoin de la société qu’ils pourraient combler par une initiative entrepreneuriale (élevage, agriculture, service, …)

Prêt pour affronter le monde

Des présentations qui, à chaque fois, ont reçu des standing-ovation de la part du demi-millier de jeunes élèves et étudiants qui, en répondant correctement aux questions de fin posées par chaque orateur, ont démontré qu’ils avaient compris la leçon de cette formation et étaient prêts à faire le nécessaire pour leur formation et insertion professionnelle.

Simon Keng avec Upae 

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