En cinq points, notre chroniqueuse corrige l’article de Paris Match paru hier 23.06.2020 sur l’Artemisia comme solution miracle contre la Covid19. Pour Dolly Afoumba, c’est un condensé de mensonge pour détruire le génie africain au profit des chercheurs européens qui seraient les grands découvreurs de la solution miracle contre la Covid-19.
Dolly Afoumba, plus lucide que les médias français
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En cinq points, notre chroniqueuse corrige l’article de Paris Match paru hier 23.06.2020 sur l’Artemisia comme solution miracle contre la Covid19. Pour Dolly Afoumba, c’est un condensé de mensonge pour détruire le génie africain au profit des chercheurs européens qui seraient les grands découvreurs de la solution miracle contre la Covid-19.

1-L’image de second rôle donnée au Dr. Munyangi et la grosse stigmatisation de son essai clinique sur les malades du paludisme.

Il serait un chercheur parmi tant d’autres africains (200) dont se sert la française Lucile Cornet-Vernet pour prouver l’efficacité de l’Artemisia et ses essais cliniques auraient de gros « défauts méthodologiques ». Pourtant même Mme Cornet-Vernet n’est pas entendue en France. Rappelons que la lettre sur l’Artemisia comme solution pour le traitement de la Covid-19 a été envoyée aux autorités françaises, sans suite. Une lettre rédigée par le Dr. Munyangi et Mme Lucie qui a trouvé de beaux jours à Madagascar. Aussi il n’est plus discutable que le jeune Munyangi est celui qui a rencontré Lucie lorsque tous les laboratoires français lui fermaient la porte et a effectivement réussi à la convaincre de l’efficacité de la solution qu’il proposait contre le paludisme. Dans l’article, le paragraphe qui parle de cette solution en Afrique n’évoque par le chercheur africain mais veut nous faire croire que pour Lucie « tout a commencé avec le récit d’un ami, l’écrivain-voyageur Alexandre Poussin, miraculeusement guéri du paludisme grâce à des tisanes d’Artemisia ». Une propagande mensongère pour faire peser la balance en faveur de la Française et effacer de l’histoire le vrai précurseur qui est Jérôme Munyangui. Lucie est ici celle qui l’a soutenu lorsque tout le monde lui tournait le dos. Les maisons d’Artemisia présentes dans plusieurs pays d’Afrique naissent du combat de Jérôme Munyangi. Il ne saurait être bouté en touche de la sorte. En ce qui concerne son essai clinique dont l’article qualifie d’enquête avec des « défauts méthodologiques ». Ceux qui ont vu le documentaire dessus savent que l’essai respectait toutes les recommandations de l’OMS et a eu des résultats indiscutables sur le plan scientifique.

  1. La présentation d’une française comme précurseur de l’étude sur l’Artemisia hors Asie et de la France comme terre de protection pour Jérôme Munyangi menacé de mort par « les mafias des faux médicaments ».

Il était effectivement proche de la mort dans son pays mais contrairement à ce que spécule cet article, le jeune homme est plus un danger pour les grandes firmes pharmaceutiques que pour les petits vendeurs de faux médicaments. Si la France est un refuge pour beaucoup d’africains chassés de chez eux pour avoir défendu le continent contre la dictature européenne, il faut bien se demander pourquoi ? À mon avis, l’Afrique est le domaine d’expression de la dictature européenne sous la complicité de nos dirigeants qui ne sont que les contremaîtres d’esclaves. C’est pourquoi Kemi a du mal à circuler librement au Sénégal, au Burkina et même au Benin, mais peut bien le faire en France. Il faut en effet que le pays garde son image de terre des droits de l’homme. Dans les colonies du 21ème siècle on oublie ces grands mots au profit des guerres, des maladies et de la tyrannie. Si le travail de Jérôme Munyangi était effectivement reconnu par les vendeurs de vrais médicaments et pris en compte sur le plan international, son refuge en France serait le début de l’officialisation de l’Artemisia comme plante médicinale contre le paludisme mais cela n’a pas été le cas, le jeune a continué son combat dans un pays où il n’y avait pas de malades de paludisme sur lesquels il pouvait continuer à tester son traitement pendant que son pays la RDC enregistrait chaque année des milliers et même millions de morts au paludisme. La terre des droits de l’homme a plutôt isolé celui-là qui pouvait sauver des vies et n’a rien fait pour que sa solution soit effectivement reconnue sur le plan international.

  1. La magnification du directeur de l’institut Max Planck, Peter Seeberger et de son associer l’Américain Kerry Gilmore, « La cinquantaine dynamique, ce chercheur en bactériologie, formé aux Etats-Unis, est d’une franchise désarmante.»: « les deux colosses » qui auraient réalisé la découverte du siècle.

Ils ne tarissent d’éloges dans l’article, ce qui n’est pas mauvais en soi mais le même journal parlant de Rajoelina un mois plus tôt, le qualifiait de « jeune président au ton messianique (qui) suscite interrogations et suspicions ». Ils allaient même plus loin en utilisant un ton sarcastique par rapport à l’opinion publique africaine qui selon eux « s’emballe » pour ce président « courageux » « un superman d’Afrique » (entre guillemets) ». Parlant de la solution malgache comme « remède africain » ôté de toute preuve scientifique. Les journalistes de Paris-Match s’emballent donc pour un remède qui n’a pas encore été testé sur les patients et surtout dont le composant principal a déjà été prouvé efficace par des experts qui ont la maîtrise du sujet. Peut-être comme l’a dit Rajoelina, leur seul crime est d’être africain. L’on s’attendrait même à ce que cette institut (Max Planck) invite les chercheurs Malgaches pour une collaboration après la sortie du Covid-Organics pour véritablement prouver au monde que la science est universelle, mais faute de cela, ils sont déjà présentés comme les grands découvreurs d’une solution déjà existante. C’est la même stratégie utilisée lors de la soi-disant découverte de l’Amérique.

  1. La sortie de leur article un jour avant l’annonce officielle de l’efficacité de la plante d’Artemisia sur la covid-19 par l’institut Max Planck, de Potsdam.

Je suis d’accord que cet article fasse les éloges des chercheurs européens et américains, par contre il ne doit pas le faire au mépris des africains qui ont fait ces découvertes avant. Surtout que ces mêmes africains ont déjà été raillés de toute part pour avoir réussi en premier à trouver ce que le monde entier cherchait.

  1. La stigmatisation à outrance du Covid-Organics de Madagascar comme deuxième nom de l’Artemisia et surtout comme dépourvue de toute preuve scientifique.                          Pourtant clamé à mainte reprise comme résultat d’un protocole d’Artemisia et autres plantes naturelles malgache, Paris-Match joue à l’aveugle et veut faire croire à ses lecteurs que pour Rajoelina, Artemisia = Covid-organics. Le deuxième plus gros mensonge de l’article après les infos calculées sur Jérôme Munyangi (certainement pour lui refuser leur prix Nobel). L’article veut aussi rester sous le dogme des paroles de l’OMS utilisant le groupe de mot : “preuve scientifique” à outrance pour refuser tout ce qui ne satisfait pas ses donateurs. En ce qui concerne cette preuve scientifique, le président Malgache avait répondu clairement : “le système de validation d’un remède traditionnel amélioré est différent de celui d’un médicament sous forme d’injection, dans le cadre d’une coopération scientifique. (…) Nous avons respecté les normes éthiques reconnues universellement en matière d’études et de recherches cliniques.”. Malheureusement plusieurs africains frustrés ont adopté ce jeu de contre-attaque pour salir les génies du continent.

En conclusion : je serai un européen, je magnifierais aussi mes chercheurs mais pas besoin de détruire les autres pour cela. C’est tout simplement de la mauvaise foi. Une fois de plus à cause de la naïveté des africains, cette histoire risque nous être volée également. J’avais rédigé un article ici pour vous dire que si on tire sur Madagascar c’est parce que le pays a devancé une grosse équipe européenne (Allemande) dirigée par l’institut Max Planck de Postdam et américaine dirigée par l’ArtemiLife qui avaient déjà annoncé à faire des études sur la plante pour combattre la Covid-19. Le Dr. Jérôme Munyangi et les chercheurs Malgaches de l’IMRA ont été plus efficaces et rapides dans l’analyse de la plante et Madagascar pouvait en toute confiance annoncer au monde que le pays est l’heureux détenteur du remède qui mettra fin à nos souffrances. Vous avez tous vu le tsunami médiatique qu’a subi Rajoelina même de la bouche des africains soi-disant experts qui donneraient tout pour éteindre leurs frères et ne jurent que par les laboratoires des occidentaux. Dans 10 ans, lorsque cette histoire sera racontée, les noms des africains ne seront plus mentionnés et ça à cause de nous-mêmes. Les autres peuvent faire et dire ce qu’ils veulent mais si nous présentons un autre discours et racontons la vraie histoire, nous n’aurons plus à nous plaindre tout le temps. Comme je le dis toujours le premier adversaire de l’Africain c’est l’Africain lui-même.

Voici l’article que je détruis en quelques lignes: https://www.parismatch.com/…/Artemisia-la-plante-miracle-ag…
Dolly Afoumba

 

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