Jean-Pierre Amougou Belinga présente ses excuses à ses frères Fang-Béti
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Le président directeur général du groupe l’Anecdote a adressé une lettre d’excuses à ses frères Fang-Béti de la région du Centre dans laquelle il implore leur pardon. Le contenu de la correspondance a été dévoilé ce vendredi 09 octobre 2020 par Jean-Jacques Ze sur les antennes de la télévision Vision 4, en présence de son auteur.

Les mains posées sur la table, les doigts croisés, les yeux tournés vers le présentateur du JT, Jean-Pierre Amougou Belinga fait profil bas. Du haut de son titre de président directeur général du groupe l’Anecdote, présent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe, le gardien du temple sacré « Zomlo’o des Zomlo’o» a écouté la voix de la sagesse. Il est descendu de son piédestal pour implorer le pardon de ses frères Fang-Béti du Centre et du peuple Camerounais, qu’il a profondément blessé sur le coup de la colère.

Jean-Pierre Amougou Belinga a pris du recul pour méditer après une longue période d’affrontement avec les patriarches de sa communauté par médias interposés. L’homme d’affaires, qui semble mesurer la profondeur de la plaie qu’il a ouverte, fait le premier pas vers le pardon.

Le contenu de sa lettre d’excuses dévoilé en mondovision ce soir par le très célèbre présentateur du JT, Jean-Jacques Ze, est la preuve palpable qu’il veut tourner ce triste chapitre. Jean-Pierre Amougou Belinga dit avoir eu l’impression d’avoir été trahi par les siens pendant les temps forts du clash.

Excuses et pardon

Le Pdg se plie donc en quatre pour mériter la bénédiction et le soutien des frères Fang-Béti. « Cette sortie, intervenue dans un contexte où j’avais la conviction d’être victime de conspiration de la part de certains d’entre vous, a suscité un vif émoi. J’ai par la suite moi-même mesuré l’ampleur des blessures que ces propos ont pu causer au sein de la communauté à laquelle j’appartiens intégralement et à laquelle je suis lié par le sang », se rabaisse l’homme d’affaires, conscient d’avoir déliré au milieu de la tempête. Ses excuses s’adressent premièrement au président de la République, Paul Biya, à qui il doit beaucoup de faveurs et au Délégué général à la Sureté nationale, Martin Mbarga Nguélé, qu’il appelle affectueusement «Mon père».

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Après cette sortie, Amougou Belinga s’engage à accorder son pardon à « ceux qui, de près ou de loin, consciemment ou inconsciemment, ont envenimé cette situation en oubliant que nous sommes tous frères et condamnés à pratiquer le vivre-ensemble exhorté par notre chef de l’Etat, le Président Paul Biya ».   

Il lève quelques équivoques dans sa lettre d’excuses. Notamment « le commérage » autour de sa relation avec le patron de la Sureté nationale. A l’en croire, beaucoup de « fake news » ont circulé à ce propos.

Avant cette sortie annoncée en grande pompe sur les réseaux sociaux, Jean-Pierre Amougou a procédé, il y a quelques semaines, à la restructuration de ses médias. Ce qui l’a poussé à licencier une quarantaine de collaborateurs. Jean-Pierre Ndzana, l’un des rescapés du groupe, pense que la sortie de son patron de ce soir est «  un acte fort », une marque « d’humilité », animé par une « bonne dose de courage ». En tant que chef traditionnel « Zomlo’o »,

Jean-Pierre Amougou Belinga promet désormais de prêcher par l’exemple dans un esprit d’unité et de porteur de lumière, tant dans sa communauté d’origine que dans le reste du Cameroun. « Il vient de remplir son contrat, aux autres de faire leur part », conclut en substance, le directeur de l’information de Vision 4, Jean-Pierre Ndzana.

Didier Ndengue

 

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