Le Bitcoin connaît l'un des plus importants bashing médiatiques de son histoire. Surtout dans les journaux beaucoup lus par les Africains. Toutes les institutions internationales réclament la nécessité d'un encadrement juridique et même administratif de la monnaie numérique. C'est comme si la Centrafrique est le seul ou le 1er pays au monde à se lancer ce challenge.
Adoption du Bitcoin : la Centrafrique sur les traces du Salvador, Brésil, USA, Inde…
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Le Bitcoin connaît l’un des plus importants bashing médiatiques de son histoire. Surtout dans les journaux beaucoup lus par les Africains. Toutes les institutions internationales réclament la nécessité d’un encadrement juridique et même administratif de la monnaie numérique. C’est comme si la Centrafrique est le seul ou le 1er pays au monde à se lancer ce challenge.

Rappel: l’an dernier c’est le Salvador qui adoptait le Bitcoin comme monnaie légale. Si d’autres pays ne l’ont pas encore fait, il y a une grande partie de leurs populations qui y investissent. Au Brésil c’est 61% de la population seulement l’an dernier. Les USA et l’Inde sont en pôle position du nombre d’investissement par population. En Europe et dans les Emirates, des Etats comme l’Irlande, l’Allemagne et la Colombie connaissent un potentiel investissement de plus de la moitié de la population.

Pourquoi les pays moins avancés envisagent plutôt de légaliser la monnaie?

C’est tout d’abord parce la plupart des habitants n’ont pas de comptes bancaires encore moins d’accès régulier à l’Internet. Une autre raison notamment avancée par le Salvador c’est le fait qu’une grande partie de l’économie du pays et des foyers dépend du transfert d’argent. Dans ces transferts, ces pays perdent énormément d’argent à cause des frais souvent élevés.

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Une autre raison évoquée qui est, selon moi, la plus importante est le fait que ces pays ont des monnaies assez faibles. Monnaies qui ne sont pas reconnues sur le marché international. Ce qui fait en sorte qu’ils dépendent énormément des monnaies et puissances étrangères. Tels que le Dollar pour le Salvador et l’Euro pour la Centrafrique.

Pire encore pour les pays CFA, les investissements internationaux dans le pays dépendent de l’aval du fournisseur en devises, donc la France. Et l’économie du pays est complètement étouffée par les exigences du colon.

La Centrafrique emprunte donc une voie risquée mais assez audacieuse qui pourra lui permettre d’arracher sa souveraineté.

Comme d’habitude, le premier obstacle c’est les voisins (les pays CEMAC)

Il n’y a vraiment de débats de fond. Pendant que l’on s’attend à ce que ces Etats profitent de l’action Centrafricaine pour débattre de cette option et envisager une sortie probable du Franc des Colonies Françaises d’Afrique, ils s’engagent plutôt à protéger la monnaie coloniale.

Trois d’entre eux auraient déjà réclamé l’exclusion du pays de la zone économique selon le média “Jeune France” abusivement appelé “Jeune Afrique”. La BEAC s’est également mise en alerte et cherche à interdire à ces pays membres d’adopter toute forme de cryptomonnaies.

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 Comme du déjà vu

Aujourd’hui comme hier, la lutte pour l’indépendance monétaire, politique et sécuritaire des pays africains est combattue avec la dernière énergie par les Etats africains voisins et les occidentaux.

Mais la Centrafrique pour le moment semble rester ferme. Tout comme le Mali, le pays subit des pressions de toute part. Même l’opinion publique africaine est divisée.

L’histoire s’écrit

Nous sommes à un tournant de l’histoire des indépendances. Ces événements sont la preuve que la colonisation n’est pas terminée. À chaque fois, elle révèle ses différentes formes.

J’en appelle aux Africains qui liront ceci. Intéressez vous à ces sujets. Informez et formez vous afin de ne pas vous laisser zombifier par les médias mainstream.

Dolly Afoumba 

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